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Le Gabon s’active pour son retour à l’Initiative pour la transparence des industries extractives

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Radié de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), le 27 février 2013, à Oslo, le Gabon s’attèle à organiser son retour à cette norme internationale en matière des ressources extractives.  

Le retour du Gabon à l’Initiative pour la transparence des industries extractives semble désormais s’inscrire au rang des préoccupations majeures du gouvernement. Il a fait l’objet d’une conférence de presse du gouvernement gabonais, ce mercredi 23 décembre 2020 à Libreville. Occasion a ainsi été donnée aux ministres du Budget et des Comptes publics, Sosthène Ossoungou Ndibangoye, de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeannine Lydie Roboty épouse Mbou et du Pétrole, du Gaz, et des Mines, Vincent de Paul Massassa, d’édifier l’opinion nationale et internationale sur le carnet de route, de ce retour du Gabon à cette norme internationale, ITIE.

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Cette sortie fait suite à la relance dudit processus par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, lors du Conseil des ministres du 12 juin dernier. A l’occasion, il avait instruit le gouvernement de tout mettre en œuvre pour que le Gabon rejoigne de nouveau l’ITIE. A cela s’est ajoutée, l’installation, le 11 décembre dernier, de la nouvelle présidente du Groupement ITIE Gabon, Léontine Tania Oyouomi Loumbou Bibey, nommée en Conseil des ministres du 20 novembre 2020.

Pour le gouvernement, ce retour à l’ITIE revêt une importance hautement stratégique. L’idée étant d’apporter plus de transparence dans l’économie et amener une meilleure évaluation de l’utilisation des ressources engrangées par le pays. Dans ce cadre, le ministre Sosthène Ossoungou Ndibangoye a précisé que : « Le retour du Gabon à cette initiative permettra d’identifier et de traiter, sur l’ensemble des chaînes de valeur des industries extractives, les faiblesses de gestion des ressources naturelles par le renforcement des systèmes d’information et de collecte de données ».

Pour sa collègue de l’Economie, Nicole Jeannine Lydie Roboty épouse Mbou, le Gabon a toujours manifesté sa volonté de clarté et de transparence dans ses industries extractives. Son retour est donc plus que normal. Car, « Avant sa radiation de l’initiative en 2013, le pays a quand même publié les rapports de 2004, de 2005 et de 2006. Nous avions également les 4e et 5e rapports qui étaient prêts, mais malheureusement, il y a eu des incompréhensions entre le Secrétariat international de l’ITIE et le Groupe d’intérêt ITIE du Gabon. Il y avait quelques critères de la norme qui n’ont pas permis au Gabon de pouvoir passer la revue ».

Quant à Léontine Tania Oyouomi nouvelle présidente du Groupe d’intérêt de l’ITIE, le message des plus autres autorisées est clair. « Le Gabon doit réintégrer au plus tôt, l’ITIE. Le rôle qui m’est dévolu est désormais de permettre. Notre secteur extractif regorge d’un énorme potentiel de richesses. Il nous revient d’en faire un meilleur encadrement les déférents textes de loi le codes des hydrocarbures et minier, pour permettre un meilleur encadrement du secteur extractif ».

Un retour qui s’accompagne d’un certain nombre de dispositions

Pour ce retour, Léontine Tania Oyouomi compte s’appuyer sur la synergie qui sera implémentée entre les différents administrations et entités impliquées dans ce dossier. Le but étant de permettre que les objectifs et les exigences à satisfaire pour pouvoir réintégrer cette norme, se fassent dans les conditions les plus transparentes possibles. « Il faudrait pour cela que toutes les parties prenantes parmi lesquelles, la société civile qui se situe au cœur de ce groupement multipartite soit édifiée et impliquée dans toutes les actions qui vont être entreprises », a indiqué la présidente du Groupe d’intérêt de l’ITIE Gabon.

Avant d’insister sur les attentes placées sur chacun des acteurs dans ce processus. « Aux côtés de l’administration, toutes les parties prenantes sont attendues au travail. Que ce soit au niveau des administrations, que des membres de la société civile, des ONG du secteur extractif, tous doivent être impliqués afin de pouvoir favoriser la présentation d’un dossier de candidature fiable et transparent », a conclu Mme Oyouomi.

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