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Gabon : Retour à l’ITIE, du pain sur la planche pour Léontine Tania Oyouomi Loumbou Bibey

Léontine Tania Oyouomi, présidente du Groupe d'intérêt de l'ITIE du Gabon.

Après avoir été radié de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) pour l’opacité de son secteur extractif en 2013, le Gabon peaufine désormais son retour.

La tâche est tout de même loin d’être une sinécure pour Léontine Tania Oyouomi nouvelle présidente du Groupe d’intérêt de l’ITIE du Gabon. Car, elle devrait cravacher fort pour ne pas retomber dans les travers de son prédécesseur, feu Ange Macaire Longho, qui ont amené le conseil international de l’ITIE) à exclure le pays du processus de candidature. Il avait été reproché au Groupe d’intérêt de l’ITIE du Gabon de plusieurs griefs graves.

Au titre de ceux-ci, le retard et le manque d’exhaustivité sur les chiffres publiés sur son dernier rapport sur ses revenus extractifs. En effet, ce rapport avait été publié le 15 février 2013, avec plus de 9 semaines de retard. Le Gabon s’est, à cet effet attiré les foudres du conseil international de l’Initiative pour la transparence des industries extractives. Après examen du document, le conseil, réuni à Oslo le 27 février 2013 et présidé par l’ancienne secrétaire britannique au Développement, Clare Short, a carrément exclu le pays du processus de candidature à la conformité à ses principes.

Il avait également été reproché au Groupe d’intérêt de l’ITIE du Gabon de ne pas s’être réuni régulièrement et de n’avoir pas suffisamment associé la société civile à la vérification des chiffres. Pire, le conseil avait aussi déclaré des intentions visant à camoufler certains de ces manquements au secrétariat international de l’ITIE.

Suite à cette radiation de l’ITIE, la 3e du genre dans le monde, – après la Guinée équatoriale et Sao Tomé et principe, en avril 2009 – le Gabon était désormais contraint de recommencer à zéro ses démarches.

Pour rappel, le Gabon fut l’un premier pays à s’engager dans ce processus ITIE, en 2004. Il avait à cet effet publié les rapports couvrant la période de 2004 à 2007, avant de ralentir son effort pendant quatre années, sans diffuser le moindre chiffre. En juin 2011, face aux atermoiements de Libreville sur le sujet, le conseil avait donné 18 mois supplémentaires au pays pour rassembler l’ensemble des données de 2008 à 2011. La suite, on la connait. L’on ose ainsi espérer que les leçons ont suffisamment été tirées, pour que toutes les causes qui ont produit les effets que l’on déplore aujourd’hui ne se reproduisent plus.

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