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Les Etats de la CEMAC ont accru leur recours au marché des titres publics pour faire face à leurs engagements…

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Les effets de la crise sanitaire ont impacté sensiblement l’activité et entrainé une dégradation de la situation des finances publiques dans la CEMAC au deuxième trimestre 2020, aussi bien en glissement annuel que trimestriel.

Malgré l’assouplissement des mesures de distanciation sociale et la redynamisation subséquente de l’activité économique, la dynamique des recettes budgétaires a été bien en deçà des projections initiales des gouvernements de la Zone. En effet, les recettes douanières se sont contractées du fait d’un commerce extérieur toujours en berne. Sur le front des dépenses, la progression a été maintenue avec une réorientation toujours marquée en faveur des dépenses courantes de soutien aux systèmes de santé pour la lutte contre la Covid-19, au détriment des dépenses en capital.

Sur le plan financier, les tensions de trésorerie enregistrées dans tous les pays ont donné lieu à un recours au marché des capitaux de la CEMAC plus intense qu’au trimestre précédent, facilité par l’assouplissement monétaire impulsé par la Banque Centrale. En outre, l’appui financier des partenaires au développement a constitué une ressource capitale pour les politiques de riposte face à la crise sanitaire.

Au troisième trimestre 2020, la pression sur les finances publiques devrait être plus accentuée, en raison de l’orientation plus défavorable des recettes budgétaires. En effet, les recettes budgétaires se contracteraient davantage au troisième trimestre 2020, en raison de la mise en œuvre effective des plans de soutien publics comportant des allègements fiscaux et des reports de paiements pour certains impôts.

En revanche, les revenus tirés des hydrocarbures s’orienteraient légèrement en hausse, du fait de la relative remontée des cours du pétrole brut et de la production projetée par les opérateurs dans la poursuite durant ce trimestre du rattrapage de la production. La poursuite de la récession des activités non pétrolières grèverait cette dynamique.

A l’opposé, les dépenses budgétaires devraient s’accroitre, en lien principalement avec l’augmentation des dépenses de santé et l’accélération de certains travaux publics qui ont été retardés par la survenue de la crise sanitaire. En conséquence, les Etats pourraient exercer une pression plus forte sur les marchés des capitaux de la CEMAC, notamment le marché monétaire et des titres publics pour soulager leurs tensions de trésorerie.

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