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Gabon : Le gouvernement corse le dispositif de lutte contre la corruption et l’enrichissement Illicite

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Le Conseil de ministres du vendredi 20 novembre 2020, devrait impulser une nouvelle dynamique dans la lutte contre l’enrichissement Illicite et la corruption en République gabonaise. Cela au regard des nouvelles règles de jeu adoptée pour ce combat.

En effet, le cadre de répression de ces fléaux s’est vu adjoindre deux nouvelles dispositions. La première porte sur la restructuration, la réorganisation et le fonctionnement de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI). Tandis que la seconde institue un régime de prévention et de répression de l’enrichissement illicite.

En effet, la CNLCEI se voit ainsi ajouter le volet corruption dans ces activités et change d’appellation. Cela, en adéquation avec les dispositions du nouveau texte à la Convention de Merida (Convention_des_Nations_unies_contre_la corruption), au Code pénal ainsi qu’aux recommandations des institutions de Breton Woods.

Désormais on parlera de ‘’Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite’’ en lieu et place de Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite. Contrairement à la précédente, la nouvelle structure voit le champ des missions qui lui sont assignées élargi, du fait de l’adoption des aspects relatifs à la corruption.

La seconde disposition adoptée lors du Conseil de ministres prévoit quant à elle, l’extension du champ d’application à la corruption et à toutes les infractions liées à cette notion ainsi qu’aux infractions assimilées ou connexes. Les dispositions du nouveau texte précisent qu’outre l’agent public, le régime de prévention et de répression est désormais étendu aux agents du secteur privé, qui exercent une charge publique, aux entreprises privées qui exécutent une commande publique et aux personnes morales de droit public.

Des efforts à poursuivre 

Pour rappel, au classement 219 de l’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency international sur l’Indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde, le Gabon arrive à la 123e place avec un score stable de 31/100, sur les 180 pays et territoires passés au peigne fin dans le cadre de ce classement.

À l’échelle de l’Afrique centrale, le Gabon devance l’Angola (146e), le Cameroun et la RCA (tous deux 153e), le Tchad (162e), le Congo (165e), la RDC (168e) et la Guinée Equatoriale (173e). Il est, cependant, à la remorque de Sao Tomé et Principe, qui occupe la 64e place dans la sous-région de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

D’après certains analystes, les projections faites sur le pays dans le cadre du classement 2021 seraient même intéressantes. Grâce à la politique d’assainissement des finances publiques, à travers l’opération anti-corruption Scorpion, diligentée depuis fin 2019, sous l’impulsion du président de la République, Ali Bongo. Une initiative qui s’est soldée par l’incarcération d’une vingtaine de hauts cadres de l’administration publique.

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