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Gabon : Sylvain Ombindha Talheywa III accuse le gouvernement de saborder les efforts du  chef de l’Etat

Sylvain Ombindha Talheywa III, le secrétaire général et porte-parole de la Fédération des collecteurs des Impôts, des Douanes, des Hydrocarbures et du Trésor public.

Dans un entretien à la presse cette semaine, Sylvain Ombindha Talheywa III, le secrétaire général et porte-parole de la Fédération des collecteurs des Impôts, des Douanes, des Hydrocarbures et du Trésor public (Fecorefi), revient sur le climat au sein de ces administrations publiques impactées par la grève des régies financières, le mutisme des autorités sur leurs conditions administratives et les conséquences de cette grève sur l’économie nationale.

Manifestement, Sylvain Ombindha Talheywa III n’a pas la langue dans la poche. Après avoir fait le tour du problème, il fustige vertement l’altitude des ministres de l’Economie de la Relance, Jean Marie Ogandaga, des Comptes publics, Sosthène Ossoungou Ndibangoye et du Pétrole Vincent de Paul Massassa, qu’il qualifie de méprisant à l’endroit des agents des régies financières.

« Aujourd’hui, malheureusement, comme vous avez pu le constater depuis le 13 juillet 2020, les trois membres du gouvernement engagés dans ce dossier, n’ont nullement accordé la moindre attention aux revendications portées sur leur table aujourd’hui. Depuis le 27 août 2020, le ministre de l’Economie et de la Relance et celui du Budget et des Comptes publics se sont lancés dans une défiance de la première institution de la République, en ne répondant pas, alors là pas du tout, à l’invitation du coordonnateur général des Affaires présidentielles qui invitait ces deux ministres engagés dans ces dossiers, à ouvrir un dialogue avec les partenaires sociaux », relève M. Ombindha Talheywa III.

Dans cette espèce de réquisitoire, il souligne en passant, le rôle capital que joue le secteur des régies financières dans l’économie du pays. « Secteur hautement stratégique pour le chef de l’Etat son excellence Ali Bongo qui a besoin des régies financières pour renflouer les caisses de l’Etat et mettre en œuvre sa politique sociale, économique et sa vision pour le pays. Malheureusement, nous sommes toujours en grève générale illimitée et ça jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications», déplore- t-il.

Les conséquences de ce mouvement d’humeur évoquées par le porte-parole de la Fédération des collecteurs des Impôts, des Douanes, des Hydrocarbures et du Trésor public sont lourdes, énormes et désastreuses. « Le 13 novembre prochain, nous ferons qutre mois de grève dans les Régies financières. Trouvez-vous normal que les mamelles de l’Etat soient dans une indifférence totale du ministre de l’Economie et de la Relance, du ministre du Budget et Comptes publics et celui des Hydrocarbures ? Nous sommes tentés de croire que nous ne posons pas réellement les problèmes liés aux préoccupations des plus hautes autorités. Aujourd’hui avec la pandémie du coronavirus, notre économie qui sortait à peine d’une crise économique très violente, a été touchée par les effets pervers de la pandémie dite du Covid-19 ».

Pris d’un sursaut de patriotisme, M. Ombindha Talheywa III indique néanmoins, que « Nous n’avons pas la prétention de vouloir bloquer notre pays. Nous voulons dire simplement à la communauté nationale et internationale qu’il n’est plus question pour l’agent des Régies financières de servir de faire valoir au profit des puissants qui peuvent utiliser notre force de travail et les résultats qui en découlent comme s’il n’en était rien ».

Et de poursuivre : «Nous cette grève la mort dans l’âme. Car, il y a des efforts louables et courageux du président de la République de faire sortir notre économie de la crise économique mondiale due à la pandémie du Covid-19. Le président de la République a pris des décisions courageuses pour faire avancer notre économie. Ces décisions courageuses sont aujourd’hui et plus que jamais annihilées par la volonté du gouvernement de ne pas répondre aux revendications légitimes des agents des Régies financières qui n’ont que trop souffert du mépris de ces membres. Nous disons non ! C’est un point d’intransigeance ».

Pour rappel, les revendications des agents des régies financières portent sur trois points. Il s’agit notamment de la régularisation des situations administratives, la publication des audits réalisés dans les régies financières en 2018 qui ont démontré que l’Etat payait plus qu’il n’en fallait dans le secteur des primes et enfin, les revendications des assises tripartites : présidence de la République – gouvernement – partenaires sociaux.

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