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L’Afrique centrale pourrait tirer parti de la ZLECAf, grâce à son Plan directeur d’industrialisation et de diversification économique

Le Directeur du Bureau sous–régional pour l’Afrique centrale de la CEA, Antonio Pedro durant els échanges.

La problématique de l’ère des chaines de valeur régionales intégrées en Afrique centrale a une fois été posée le 23 octobre 2020. C’était à la faveur d’une réunion de hauts représentants des onze pays de la Commission économique des États de l’Afrique centrale(CEEAC).

La rencontre mettait clairement en exergue, le bienfondé de Zone de libre–échange continentale africaine (ZLECAf), censé offrir l’opportunité de créer un marché de plus de 1,2 milliards de personnes avec un PIB cumulé de 2,5 trillions de dollars américains. Toutefois, la question de la qualité et de la qualité des échanges, entre les pays de l’Afrique centrale sur ce nouveau marché continental reste entière.

A l’occasion le Directeur du Bureau sous–régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA), Antonio Pedro a émis trois points de réflexion : « En raison de la Covid–19, l’Afrique n’est pas à même d’avoir accès aux denrées alimentaires qu’elle importe généralement des autres régions du monde. Fort de ses vastes étendues de terres arables et d’un ensemble homogène de géographies agricoles, pourquoi l’Afrique ne peut–elle pas produire localement lesdites denrées au lieu de les importer ?» ;

« Face à des avancées majeures en termes de stockage de batteries (atteignant les 500 MW) et aux niveaux élevés d’irradiation solaire au Tchad et au Nord Cameroun, pourquoi ne pas promouvoir l’énergie  renouvelable, en particulier le solaire, afin de créer des opportunités de développement dans l’arrière–pays de l’Afrique centrale »?

« La République du Congo est dotée d’importants gisements de potasse, un minerai essentiel à la production des engrais agricoles, avec une valeur brute de plus de 2 trillions de dollars américains–pourquoi donc ne pas produire localement les engrais et autres produits chimiques nécessaires à la production agricole dans le cadre d’une chaine de valeur à l’échelon continental qui comprend les producteurs du gaz naturel et du phosphate, tels l’Angola et le Maroc, respectivement »?

A l’occasion, il s’est aussi félicité de ce que huit des 11 États membres de la CEEAC avaient ratifié l’Accord de la ZLECAf, mais a tout de même déploré le fait que l’Afrique centrale se retrouvait à la queue dans la plupart des classements des indices d’intégration régionale, en particulier la part des échanges intra–Afrique centrale.

D’après M. Pedro, la dynamique du choc de la demande engendrée par la ZLECAf et la Covid–19 conforte les principes fondamentaux d’un programme de développement tourné vers l’intérieur. Il a ainsi démontré comment les pays de l’Afrique centrale pourraient tirer parti de la ZLECAf, grâce au Plan directeur d’industrialisation et de diversification économique de l’Afrique centrale (PDIDE-AC), en cours d’élaboration avec l’appui de la CEA, pour développer les chaines de valeur régionales intégrées. Il a exhorté les capitaines d’industrie dans la région et au–delà à saisir cette opportunité.

Cette exhortation est intervenue au cours d’un échange virtuel organisé par la Commission de la CEEAC et animé par son Commissaire au Marché commun, affaires économiques, monétaires et financières, François Kanimba.  Ledit échange s’inscrit dans le cadre des journées portes ouvertes de la communauté économique régionale marquant son 37ème anniversaire.

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