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« Au Rwanda, après une forte contraction au deuxième trimestre de 2020, l’activité économique a commencé à montrer des signes de reprise », (FMI)

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Haimanot Teferra a tenu des réunions virtuelles avec les autorités rwandaises du 5 au 23 octobre 2020, pour discuter du troisième examen dans le cadre de l’instrument de coordination des politiques (PCI). 

La mission du FMI a eu des discussions jugées fructueuses, avec les autorités et est parvenue à un accord au niveau du personnel sur les politiques nécessaires pour achever la troisième revue relative au PCI. La réussite de cet examen reste soumise à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, provisoirement prévu pour la mi-décembre 2020.

Selon la mission, l’activité économique a commencé à montrer des signes de reprise après une forte contraction au deuxième trimestre de 2020, causée par la pandémie Covid-19 et les mesures de confinement strictes. Les mesures monétaires et financières et l’important paquet budgétaire déployés en réponse à la crise ont joué un rôle important et bienvenu dans le soutien de l’économie.

Compte tenu de l’ampleur des chocs extérieurs et du choc intérieur causé par les mesures d’endiguement, la croissance du PIB réel devrait désormais se contracter à -0,2% en 2020 et rebondir à 5,7% en 2021. Cependant, les perspectives restent très incertaines au niveau mondial, reflétant l’évolution imprévisible de la pandémie et des perturbations économiques qui en découlent au Rwanda et chez ses partenaires commerciaux.

L’inflation est restée élevée, reflétant en partie les perturbations de l’offre. La performance du programme a été affectée par la pandémie. Les besoins de dépenses et les pertes de revenus associés ont entraîné des écarts par rapport aux objectifs budgétaires antérieurs du programme. Les objectifs de réforme, bien que bien avancés, ont été en partie entravés par la pandémie et la nécessité de détourner des ressources pour faire face à son impact.

Les recettes fiscales ont été plus fortes que prévu au moment du deuxième financement d’urgence du FMI au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR), mais les dépenses devraient également être plus élevées, car les mesures fiscales destinées à soutenir les familles vulnérables et les entreprises durement touchées ont été prolongées et l’exécution des investissements publics sera accélérée. Dans ce contexte, le déficit budgétaire global devrait atteindre 8,5% du PIB au cours de l’exercice 20/21, la dette publique étant projetée à 67% du PIB à la fin de 2020.

La mission a convenu avec les autorités que l’orientation budgétaire pour les exercices 20/21 et 21/22 doit trouver un équilibre entre le maintien de la reprise économique et le maintien de la responsabilité budgétaire. Compte tenu de l’impact économique de la pandémie et des perspectives incertaines, les risques budgétaires, y compris ceux liés aux entreprises publiques, aux partenariats public-privé et aux garanties de prêt fournies par le gouvernement, doivent être surveillés et gérés de près, et tout soutien doit être fourni de manière transparente par le biais du budget. La trajectoire budgétaire dans la période post-Covid, devrait ramener le niveau de la dette à 65% du PIB dans un délai raisonnable.

Après quelques retards dus à la pandémie, la mise en œuvre des réformes structurelles doit être accélérée pour assurer une croissance forte et stable à moyen terme. Les efforts en cours pour renforcer la mobilisation des recettes intérieures, la transparence budgétaire et le suivi et la gestion des risques budgétaires doivent être intensifiés. Les priorités à moyen terme visant à créer les conditions d’une croissance plus rapide du secteur privé, y compris la promotion de l’intégration régionale pour accroître la taille du marché, seront importantes.

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