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Les disponibilités monétaires de la zone CEMAC s’élèvent à 12 311,9 milliards à fin mars 2020

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Selon le tableau de bord de la situation monétaire et liquidité bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC, les créances nettes sur les États et les avoirs extérieurs nets demeurent les principales sources de la création monétaire dans la sous-région.

Ainsi, l’évolution de la masse monétaire de la CEMAC et de ses contreparties, en glissement annuel, à fin mars 2020 a été marquée par trois principaux facteurs : un accroissement des avoirs extérieurs nets du système monétaire ; une expansion des créances nettes du système monétaire sur les États de la CEMAC et par une légère hausse des crédits à l’économie.

Accroissement des avoirs extérieurs nets du système monétaire

Selo la BEAC, la sous- région a enregistré un accroissement des avoirs extérieurs nets du système monétaire de 21,2 %. Cette hausse est due à l’intensification des rapatriements des recettes d’exportation du fait de l’application effective de la nouvelle règlementation des changes depuis la fin de l’année 2018 que la baisse des avoirs extérieurs des banques (-24,8 %) n’a pu contrebalancer.

Les réserves de change se sont ainsi consolidées, pour se situer à 4 417,1 milliards à fin mars 2020, contre 3 888,1 milliards un an plus tôt, en augmentation de 21,3 % et représentant environ 4,64 mois d’importations des biens et services non facteurs. Le taux de couverture extérieure de la monnaie est passé à 72,23 % contre 62,75 % un an plus tôt.

Expansion des créances nettes du système monétaire sur les États

L’expansion des créances nettes du système monétaire sur les États de la CEMAC de 16,3 % à 4 421,2 milliards est consécutive aux tirages effectués auprès du FMI dans le cadre des programmes économiques et financiers en cours d’exécution dans plusieurs pays de la zone, aux émissions des titres publics par les Trésors des Etats et des tirages sur les fonds d’urgence de soutien à la lutte contre la COVID-19.

Par pays, cet agrégat est en hausse au Cameroun (de 537,2 à 877,0 milliards), en République Centrafricaine (de 196,1 à 203,4 milliards) et au Tchad (de 593,1 à 683,6 milliards). Il est en recul au Congo (de 627,8 à 620,0 milliards), au Gabon (de 871,3 à 847,2 milliards) et en Guinée Équatoriale (de 557,7 à 413,1 milliards).

Hausse des crédits à l’économie

Au cours de la période sous-revue, la CEMAC a observé une légère hausse de 0,9 % des crédits à l’économie. Ils sont passés à 7 785,1 milliards. Les institutions financières non monétaires ont la plus forte contribution à cette dynamique de 3,8 points de pourcentage, qui n’a pas pu être compensée par la baisse des crédits aux entreprises publiques non financières et au secteur privé non financier (-2,7 points de pourcentage).

L’évolution de cet agrégat par pays montre qu’il a augmenté au Cameroun (de 3,1 % à 3 462,3 milliards), au Gabon (de 4,0 % à 1 159,6 milliards) et au Tchad (de 4,5 % à 639,5 milliards). En revanche, il s’est contracté en République Centrafricaine (de 1,7 % à 156,5 milliards), au Congo (de 5,2 % à 1 041,1 milliards) et en Guinée Équatoriale (de 1,3 %, à 934,9 milliards) ;

En définitive, les disponibilités monétaires et quasi-monétaires se sont accrues de 8,4 % pour s’établir à 12 311,9 milliards à fin mars 2020. En termes de contributions, les créances nettes sur les États, les avoirs extérieurs nets et les crédits à l’économie ont une influence positive sur l’évolution de la masse monétaire au sens large à hauteur respectivement de 5,5 points, 4,6 points et 0,6 point.

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