Accueil DEVELOPPEMENT Commission CEMAC : Pour qui roule Jeune Afrique ?

Commission CEMAC : Pour qui roule Jeune Afrique ?

Le Pr. Daniel Ona Ondo.

La récente sortie de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique démontre clairement le climat délétère qui règne au sein de la Commission CEMAC.

Les démons de la division qui écument la Commission CEMAC sont manifestement loin de baisser la garde. A preuve, la situation entretenue ces derniers temps, au sommet de cette institution indique clairement que le feu continue de couver sous les cendres, après le spectacle ubuesque présenté, sous les auspices de certains de ses cadres dissidents, au dernier sommet des chefs de l’Etats de la sous-région, tenu en novembre 2019 au Cameroun.

Sauf que pour cette fois, le match se joue avec un acteur de taille : l’hebdomadaire Jeune Afrique qui semble manifestement avoir pris fait et cause pour un camp. Dans une de ses récentes publications, cet hebdomadaire siégeant au 57 bis, rue d’Auteuil 75016 Paris, jette carrément un ‘’pavé dans la marre’’ de la gouvernance de Daniel Ona Ondo à la tête de la Commission CEMAC. Une sortie qui, évidemment, cache mal sa proximité avec ses détracteurs tapis au sein de l’institution. Autrement dit, l’hebdomadaire rédige un article à charge contre Daniel Ona Ondo, pour des motifs non avoués et qui ont du mal à prouver sa neutralité.

A travers cette enquête qui semble aux antipodes de l’orthodoxie de cet exercice, nos confrères de JA semblent confirmer cette vieille pratique qui consiste à semer le discrédit et le doute sur les capacités de gouvernance de certains dirigeants des institutions, au bénéfice de leurs adversaires.

L’enquête de JA serait indiscutablement un rendu d’une des parties en conflit. Les sujets traités ne sont pas choisis au hasard. Rien à voir avec les acquis de la commission, et encore moins ses projets. Le champ choisi porte au contraire sur la gouvernance de l’institution : dénonciations fallacieuses, recrutement des personnels, frais de mission du président de la Commission et querelles sur les avantages dus aux hauts cadres, comme le relève nos confrères du Journal Intégration. Qui poursuivent par ailleurs, qu’un blackout est plutôt fait sur le processus d’intégration régionale et les efforts de la Commission pour contenir les effets néfastes de la crise sanitaire liée au coronavirus.

L’enquête de JA pose également un problème légitimité. Ce, du fait qu’elle donne plus la parole à un bord. En l’occurrence, la vice-présidente de la CEMAC, qui dénonce entre autres : «la collégialité oubliée». Pourtant, des sources dignes de foi, indiquent qu’elle participe aux collèges des commissaires.

En outre, JA révèle que les détracteurs de Daniel Ona Ondo l’accusent de népotisme et de mauvaise gouvernance. Pour étayer ces allégations, le journal n’apporte que des propos de personnes sous anonymat. Les griefs portés à l’encontre de Daniel Ona Ondo ne cessent de surprendre. Au fil de l’enquête, surgissent aussi des intentions politiques. De deux choses l’une, sinon les deux, aidé par ses réseaux, JA voudrait-il prêter des ambitions présidentielles, à l’actuel président de la Commission, ou alors, serait-ce une volonté simple et manifeste de porter un coup à l’homme ainsi qu’à sa gouvernance?, à chacun d’apprécier.

Mais, selon le Journal Intégration, « À en croire JA, il serait en train de constituer un trésor de guerre à la tête de la Commission pour la réalisation de cet objectif. Aucune indication crédible sur les ambitions politiques prêtées au président de la Commission de la CEMAC. Les frais de 200 jours de mission (sur une année de 365 jours) sont l’élément retenu pour justifier cette révélation ».

Quoi qu’on dise, comme à l’occasion du sommet des chefs d’Etats de décembre 2019, le courant sera de nouveau dans l’air, lors de leur prochaine rencontre, qui devrait se tenir dans les tout prochains jours, par visioconférence.

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