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La BEAC débourse 600 Mds de FCFA pour le rachat des titres publics émis par les Etats de la CEMAC

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Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a tenu une réunion extraordinaire par visioconférence, le 22 juillet 2020, à Yaoundé (Cameroun).

A la faveur de cette rencontre, les mesures exceptionnelles et complémentaires de la politique monétaire proposées par le gouvernement de la BEAC, pour soutenir les Etats-membres de la CEMAC, face aux conséquences économiques de la crise sanitaire liées à la Covid-19, ont été examinées.

Dans ce cadre, la BEAC a autorisé la mise en œuvre, d’un programme de rachats ponctuels et ciblés, sur le marché secondaire, des titres publics émis par les Etats. Cela, conformément aux dispositions du cadre réglementaire relatif à ses règles et modalités d’intervention sur le marché monétaire. L’enveloppe globale maximale de ce programme de rachats s’élève e à 600 Mds de FCFA pour l’ensemble de la CEMAC.

S’agissant de la maturité de ces titres publics, elle s’élève à 10 ans au maximum. Quant au programme de rachat, il devrait durer six mois, avec une prolongation possible de six mois supplémentaires en tant que de besoin et suivant les perspectives économiques en 2021.

Les critères d’éligibilité

Pour bénéficier de cette opération de rachat de titres publics, le CPM impose un certain nombre de critères aux Etats. Il s’agit par exemple de la révision et du respect de leurs calendriers d’émission des titres publics, en concertation avec les Spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) de leurs réseaux respectifs, en cohérence avec les dernières Lois de finances adoptées et les plans de financements budgétaires convenus dans le cadre des programmes économiques et financiers avec le Fonds monétaire international (FMI).

Reprise des opérations d’injection de liquidité

Sur un tout autre plan, le CPM a décidé de reprendre les opérations d’injection de liquidité à long terme afin d’offrir aux établissements de crédit des ressources stables dont ils ont besoin pour couvrir leurs emplois à moyen et long termes.

Le calibrage de ces refinancements longs vise à favoriser les conditions de financement de l’économie. Pour ce faire : la maturité de ces opérations n’excédera pas 12 mois ; les adjudications de ces opérations se feront à un taux indexé au TIAO ; et l’accès à ces refinancements sera réservé aux banques qui s’engagent à ne pas réduire leur portefeuille de crédits à l’économie.

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