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La BAD décline la feuille de route pour la reprise économique en Afrique centrale

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Dans son analyse de la situation économique de l’Afrique centrale, la Banque africaine de développement (BAD) appelle à agir sur le développement de compétences et de capacités adaptées aux réalités économiques.

La Banque, dans son rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2020 », pour la sous-région Afrique centrale, fait état de plusieurs pesanteurs. Il s’agit entre autres d’une absence de diversification des économies, d’une faiblesse du capital humain, d’un manque d’emplois décents et de compétences appropriées.

Le rapport recommande ainsi la mise en œuvre de programmes de développement des compétences et des capacités nouvelles adaptées aux réalités économiques, qui s’appuient sur les deux piliers principaux du capital humain : l’éducation et la formation d’une part, et la santé et la protection sociale, d’autre part.

Inadéquation de l’offre de formation aux besoins réels des économies

Il relève aussi des dynamiques différentes sur la structure des emplois en fonction de l’activité économique principale des pays concernés. Les pays dits « agricoles » (Cameroun, République centrafricaine, RD Congo et Tchad) ont de faibles taux de chômage mais des taux très élevés de sous‑emploi, de travail informel et de vulnérabilité. Les pays « pétroliers » (Congo, Gabon et Guinée équatoriale) ont des taux de chômage relativement élevés, mais avec des emplois informels et une précarité plus réduite. Le rapport note aussi une inadéquation de l’offre de formation aux besoins réels des économies, et un faible niveau de financement public du système d’éducation et de formation.

Promotion de la diversification économique

Le rapport appelle également les États à prendre des mesures sanitaires et économiques appropriées pour contenir la pandémie du Covid -19, consolider la paix, la sécurité et la stabilité, et renforcer la gouvernance économique en poursuivant les efforts d’assainissement du cadre macroéconomique et du climat des affaires. Ces mesures visent aussi à promouvoir la diversification économique, investir dans les infrastructures et améliorer la mobilisation des ressources intérieures.

Développement du capital humain

Pour développer le capital humain, le rapport recommande, à l’attention des autorités nationales, une réforme des systèmes éducatifs nationaux pour les adapter aux besoins réels des économies. Il appelle, d’une part, à renforcer les systèmes nationaux de santé et de protection sociale, afin de garder un capital humain toujours productif, et d’autre part, à promouvoir entrepreneuriat des jeunes et des femmes, afin de résorber le chômage et le sous-emploi.

Le rapport recommande également la promotion des financements innovants pour l’éducation et la formation des jeunes et des femmes, l’amélioration de l’accès au financement, à l’énergie, et le développement des infrastructures.

A l’endroit des partenaires au développement, le rapport suggère qu’au-delà du financement de la réponse à la pandémie, leurs efforts devraient porter sur la conception et le financement des aspects suivants : étude de l’identification des secteurs à fort potentiel de création d’emplois et connaissant un déficit en compétences ; appui à la mise en place et au renforcement des systèmes d’assurance-maladie universelle ; appui à la mise en place des politiques de renforcement du contenu local pétrolier, gazier et minier.

Il y a également l’appui à la mise en place de fonds de promotion de entrepreneuriat dans l’agro-industrie et l’agro-foresterie ; la généralisation des projets intégrés d’infrastructures avec des composantes éducatives et sanitaires et enfin l’appui aux programmes de bourses d’excellence scolaires en zones d’éducation prioritaires.

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