Accueil CULTURE Gabon : Le Parlement d’accord pour la dépénalisation de l’homosexualité

Gabon : Le Parlement d’accord pour la dépénalisation de l’homosexualité

DR.

Initié par le gouvernement, le projet de loi sur la dépénalisation de l’homosexualité vient d’être adopté par le Parlement. Après le vote des députés, il y a quelques jours, les sénateurs à leur tour viennent s’accorder sur la dépénalisation de l’homosexualité.

Ce lundi 29 juin, le sénat gabonais a emboîté le pas à l’Assemblée nationale en adoptant la dépénalisation de l’homosexualité avec 59 pour, 17 contre et 4 abstentions. Bien auparavant, le 23 juin dernier, 48 députés de l’Assemblée nationale avaient dit oui à ce même projet de loi.

Pour le gouvernement, «Il s’agit d’abord d’une actualisation du code pénal. C’est une avancée majeure pour le pays. En plus, elle constitue une avancée législative. La dépénalisation de l’homosexualité n’est qu’une modification parmi tant d’autres ».

Le débat anime les chaumières et oppose les pourfendeurs aux défenseurs dudit texte. En effet, ce vote soulève les vagues de protestations au sein de la société gabonaise. Des confessions religieuses, aux politiques en passant par la société civile et autres citoyens ordinaires, le projet de loi divise.

Ses pourfendeurs s’insurgent sur ce qu’ils qualifient d’abomination dans une société gabonaise rattachée à la cellule familiale créée par un couple de sexe opposé.

A l’opposé, notamment les défenseurs, y voient plutôt un grand pas dans le cadre du respect des libertés fondamentales. Un avis largement soutenus par les défenseurs des droits de l’homme. Qui expliquent que la dépénalisation de l’homosexualité n’est pas synonyme de sa légalisation. De plus, ajoutent-ils, elle n’est pas égale à mariage homosexuel et encore moins à un gay pride.

Selon eux, bien avant le Gabon, la criminalisation de l’homosexualité a été dépénalisée en Angola, au Botswana, au Cap-Vert, en Guinée-Bissau, au Lesotho, au Mozambique, à São Tomé et Príncipe, aux Seychelles et en Afrique du Sud, illustrent-ils.

Il s’agit notamment d’une reconnaissance à chacun, le droit d’avoir l’orientation sexuelle de son choix et surtout le fait ne plus encourir une condamnation à une peine de prison ou à une amende pour son orientation sexuelle.

Faut-il le relever, souligne les défenseurs dudit texte, «la pénalisation a introduit une forme de discrimination à l’endroit de certains compatriotes. Une disposition qui est contraire à l’esprit de notre hymne nationale  » Uni dans la Concorde et la fraternité”. ».

Pour tout dire clair, «la dépénalisation de l’homosexualité ne signifie nullement sa légalisation et encore moins une ouverture de la possibilité de mariage ou d’adoption. Car, avant le vote de la loi par le sénat en décembre 2018, il n’y avait pas de dépravation de mœurs et il n’y en aura pas plus après dépénalisation de l’homosexualité », conclut-ils.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here