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Gabon : Un ancien ministre à la barre

L’ancien ministre, Magloire Ngambia .

L’opération ‘’Mamba’’ initiée par les autorités gabonaises dans le cadre de la lutte contre la corruption devait amener l’ancien ministre, Magloire Ngambia devant les juges ce 22 juin 2020.

En détention préventive  depuis le 10 janvier 2017, Magloire Ngambia est accusé de détournements de fonds publics et corruption passive, dans des dossiers de construction de logements et de routes liés au défunt Guido Santullo, l’homme d’affaires italien dont l’entreprise Cericom Gabon avait bénéficié de plusieurs chantiers de l’Etat gabonais. Son procès qui devait se tenir à la cour criminelle spéciale, mise en place dans le cadre de cette opération ‘’’Mamba’’ a été renvoyé à une date sine die.

L’accusé ayant refusé de comparaître en l’absence de ses avocats, le Français Pierre Olivier Sur et le Sénégalais Seydou Diagne. En effet, selon des sources proches du dossier, les deux avocats n’ont pas pu effectuer le voyage de Libreville à cause de l’interruption des liaisons aériennes due à l’épidémie du Covid-19.

Le Français avait estimé que la programmation de cette audience était une « violation des droits de la défense » d’autant qu’il était par avance impossible aux avocats de la défense d’y prendre part. L’ex-bâtonnier de Paris a donc demandé le report de l’audience. Mais la justice gabonaise n’a pas accusé réception de la requête.

L’immixtion de l’ONU

Après deux renvois sine die, on peut toutefois s’interroger sur la tenue de ce profès qui ressemble désormais à un serpent de mer. Car, c’est d’abord le 13 mars 2019 que ce procès très attendu devait se tenir, mais il a été reporté sine die. Le conseil de l’ancien ministre a, maintes fois, demandé sa libération sans obtenir gain de cause.

Il y a quelques jours, certains des avocats de l’accusé, en apprenant la tenue du procès le 22 juin 2020, dénonçaient déjà leur absence du Gabon pour contrainte sanitaire liée à la pandémie du Covid-19. Le 22 novembre 2019, le groupe de travail de l’ONU, avait rendu son avis sur la détention provisoire jugée «arbitraire ».

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