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Gabon : Le FMI exige la transparence dans la gestion des dépenses liées au Covid-19

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L’orthodoxie financière constitue l’une des exigences imposées par le Fonds monétaire international (FMI) aux autorités gabonaises, dans le cadre de la demande d’achat au titre de son instrument de financement rapide.

Le passage aux fourches caudines du FMI en vue de l’obtention des financements est loin d’être une sinécure. C’est ce que semble révéler la lettre d’Intention sur les politiques économiques et financières formulée par le gouvernement afin d’accéder aux financements relatifs à l’instrument de financement rapide pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Dans cette correspondance, le gouvernement s’est engagé à remplir toutes les conditions posées par le FMI pour pouvoir accéder à ces financements. Il s’est par exemple engagé à poursuivre la publication périodique de l’exécution des recettes et des dépenses, et prévoit d’avoir un mécanisme de rapport distinct pour les dépenses liées à Covid-19, afin de rendre compte de manière transparente, de tout le financement obtenu pour cette pandémie.

«Nous nous engageons à rendre compte trimestriellement des dépenses effectuées sur les fonds d’urgence, à lancer un audit indépendant de ces dépenses dans les six mois suivant leur décaissement et à en publier les résultats. Les résultats publiés incluront le texte intégral de tous les marchés publics passés dans ce contexte, ainsi que les informations relatives aux bénéficiaires effectifs de ces marchés. En outre, les autorités sont résolues à poursuivre la mise en œuvre des bonnes pratiques en matière de gestion budgétaire établies grâce à l’appui de l’assistance technique du FMI », ont déclaré les autorités gabonaises.

En outre, le gouvernement a rassuré ce bailleur de fonds de la poursuite du processus  d’assainissement budgétaire et de la prévision de remettre le ratio de la dette publique au PIB, sur une trajectoire décroissante dès 2021. Cela, sans toutefois signaler qu’il n’a pas l’intention de mettre en place, des mesures ou des politiques susceptibles d’exacerber les problèmes de la balance des paiements, y compris de ne pas introduire ou d’intensifier les restrictions de change et de commerce et autres mesures ou politiques qui accentueraient ces difficultés.

Les autorités gabonaises ont enfin indiqué la poursuite du dialogue avec le FMI et du respect des engagements pris dans le cadre de cet accord. « Nous continuerons à fournir au personnel du Fonds toutes les données et informations nécessaires pour évaluer nos politiques, y compris celles relatives au Fond spécial de lutte contre le Covid-19 logé à la Caisse des dépôts et consignation. Nous convenons, en outre, de coopérer avec le FMI dans le cadre de toute mise à jour de l’évaluation des sauvegardes de la BEAC que le FMI devra effectuer », ont-elles ajoutées. Autrement dit, le passage aux fourches caudines du FMI n’est pas une sinécure. Surtout, lorsque l’on est loin d’être un élève modèle.

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