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Gabon : Le secteur privé mis à contribution dans la formation professionnelle

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A travers le Projet de développement des compétences et de l’employabilité (Prodece), les autorités gabonaises implémentent une nouvelle approche de gouvernance des Centres de formation professionnelle.

Le projet Prodece conçu dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes se veut le laboratoire de cette approche novatrice. Il a vu la signature, cette semaine, d’un accord de Partenariat public-privé entre ses différents acteurs. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Madeleine E. Berre et de sa Déléguée, Gisèle Akoghet épouse Ntoutoume Essone.

Plusieurs autres membres du gouvernement gabonais et quelques acteurs du secteur privé ont paraphé cet accord. Il s’agit notamment des ministres en charge des Petites et moyennes entreprises, Hugues_Mbadinga_Madiya et son collègue de l’Education nationale, le Pr. Patrick_Mouguiama_Daouda.

En clair, ‘’cet accord vise à impliquer le secteur privé dans la gouvernance des centres de formation professionnelle, afin de corréler l’offre de formation au marché de l’emploi et garantir l’effectivité de l’insertion professionnelle des jeunes aussi bien pendant la période de formation qu’au terme de leurs cursus’’, indiquent des sources gouvernementales.

Dans sa mise en œuvre, ‘’Ce partenariat sera expérimenté dans la construction de deux centres de formation professionnelle d’excellence prévus dans la zone économique spéciale de Nkok, à savoir : le centre sectoriel BTP/BOIS et le centre sectoriel TIC’’, poursuit-on.

Pour les autorités gabonaises, la formation professionnelle s’inscrit désormais dans une approche plus réaliste et pragmatique. Laquelle, inscrite dans la vision du président de la République, Ali Bongo Ondimba, consiste à réduire l’écart entre l’offre de formation et l’offre d’emploi.

Autrement dit,  »Ce partenariat prévoit ainsi d’améliorer l’employabilité et l’insertion des jeunes dont la formation est délivrée au sein des établissements de formation technique et professionnelle, la cogestion de ces établissements et la recherche de financements pérennes pour leur fonctionnement et leur développement ». Pour la bonne gouverne, est une initiative du gouvernement appuyée par la Banque mondiale. Il a pour objectif d’améliorer l’employabilité de 6 500 jeunes sur une période de 5 ans.

Une situation préoccupante

Selon la Banque mondiale, le chômage au Gabon frappe principalement les jeunes et n’épargne pas les diplômés. Le taux de chômage atteint 35,7% chez les jeunes de 15 à 24 ans, quel que soit le milieu de résidence (ville ou campagne) et 26% chez les actifs de 25 à 34 ans. Pour cette institution onusienne, ’’un taux de chômage aussi important (plus d’un jeune sur trois) est une source potentielle de troubles sociaux, et révèle l’urgence d’explorer les possibilités de mise en œuvre d’une croissance plus inclusive que par le passé ».

Par ailleurs, conclut-elle, ‘’les actifs ayant un niveau secondaire 1er cycle général et technique, avec des taux de chômage respectifs de 24% et 27 pour cent, sont les plus touchés par le chômage. Parmi ceux ayant un niveau secondaire 2ème cycle, les diplômés des filières techniques (10% de chômage), en sont toutefois moins victimes que ceux ayant reçu une formation générale (20% de chômage). Une telle proportion de chômeurs diplômés, même en période de croissance positive, appelle à s’interroger sur l’efficacité du système éducatif national’’. Le gouvernement mise donc sur le Prodece pour inverser cette tendance.

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