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Cameroun : Entre le 1er décembre 2019 et le 15 avril 2020, Boko Haram aurait provoqué la mort de 180 civils

C’est ce que révèle un rapport du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), portant sur l’actualité récente en Afrique centrale.

Le rapport met en relief les principaux faits politiques et sécuritaires survenus dans la sous-région durant les six derniers mois, ainsi qu’une évaluation actualisée de la situation dans le bassin du lac Tchad. Il rend aussi compte des progrès accomplis par le Bureau régional dans l’exécution de son mandat après l’ajustement qui y a été apporté à la suite de son examen stratégique en juin 2019.

Ainsi, selon les termes dudit rapport, les attaques de Boko Haram ont considérablement gagné du terrain au Cameroun. Elles ont augmenté de plus de 70 % par rapport à la période examinée dans le rapport du 24 mai 2019. Comme en 2019, quelque 90 % des attaques commises pendant la période considérée visaient des civils, et le nombre de morts est en augmentation.

Entre le 1er décembre 2019 et le 15 avril 2020, 250 atteintes à la sécurité impliquant Boko Haram auraient provoqué la mort de 180 civils au Cameroun, et 40 autres épisodes analogues auraient fait 65 victimes civiles au Tchad. Les femmes et les filles sont tout particulièrement exposées aux violences sexuelles liées au conflit, telles que, notamment, enlèvements, viols, esclavage sexuel et mariages forcés.

Ces derniers mois, la faction de Boko Haram connue sous le nom de Jamaatou Ahl es-Sunna lid-Daawaati wal-Jihad a été à l’origine d’une montée en flèche de l’activité du groupe dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, et notamment d’un nombre particulièrement élevé d’enlèvements. Selon la Force multinationale mixte, une réactivité accrue à ces attaques a permis de limiter, voire d’éviter, des pertes civiles importantes.

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