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Le FMI préconise cinq mesures pour limiter les coûts humains et économiques de la crise du Covid – 19 en Afrique

Abebe Aemro Selassie, directeur du Département Afrique du FMI.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Covid – 19 constitue une menace sans précédent pour le développement de l’Afrique (FMI). Le Fonds met à cet effet cinq principaux axes en évidence, pour mieux apprécier les impacts de la pandémie du Covd – 19 à travers le continent.

En effet, estime le FMI, le Covid-19 menace d’exiger un lourd tribut humain et la crise économique qui s’ensuit risque d’annuler les gains de développement récents ; son économie devrait reculer de 1,6% en 2020 et le revenu réel par habitant devrait encore baisser – 3,9% en moyenne et sa priorité la plus urgente consiste à augmenter les dépenses de santé pour sauver des vies et à mettre en œuvre des transferts sociaux pour ceux dont les moyens de subsistance sont menacés.

A cela s’ajoutent l’appui des partenaires internationaux au développement qui sera essentiel pour répondre aux besoins de financement, y compris l’allégement de la dette des pays les plus vulnérables et les politiques macroéconomiques qui devraient être utilisées pour protéger les groupes vulnérables, atténuer les pertes économiques et soutenir la reprise.

Le Fonds monétaire international (FMI), annonce à cet effet dans ses dernières ‘’Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne’’ que l’Afrique subsaharienne fait face à une crise sanitaire et économique sans précédent. Selon l’institution de Bretton Woods, cette crise menace d’inverser les progrès récents du développement dans la région et pourrait peser sur la croissance pour les années à venir.

«Le monde est confronté à un sérieux défi, et l’Afrique subsaharienne ne sera pas épargnée», a déclaré Abebe Aemro Selassie, directeur du Département Afrique du FMI. Qui ajoute que : «Tout indique que la pandémie de Covid-19 exigera un lourd tribut humain et provoquera une crise économique aiguë ».

Par ailleurs, «La région fait face à une croissance mondiale en chute libre, à un resserrement des conditions financières, à une forte baisse des principaux prix à l’exportation et à de graves perturbations de l’activité économique dues aux mesures qui ont dû être adoptées pour limiter l’épidémie virale. Par conséquent, nous prévoyons maintenant que la région diminuera de 1,6% cette année, le pire résultat jamais enregistré ».

De plus, «La diminution des revenus aggravera les vulnérabilités existantes, tandis que les mesures de confinement et la distanciation sociale mettront inévitablement en danger les moyens d’existence d’innombrables personnes. En outre, la pandémie atteint le continent à un moment où de nombreux pays ont peu de marge de manœuvre dans leurs budgets, ce qui rend plus difficile pour les décideurs politiques de réagir.», indique-t-il, avant d’appeler à des mesures décisives pour limiter les coûts humains et économiques de la crise.

Augmentation des dépenses de santé publique

Selon lui, la priorité immédiate est de faire tout ce qu’il faut pour augmenter les dépenses de santé publique pour contenir l’épidémie, quel que soit le budget d’un pays.

Un crucial et opportun soutien substantiel 

Les politiques pourraient inclure des transferts en espèces ou un soutien en nature aux ménages vulnérables, y compris aux travailleurs informels. Ils pourraient également inclure un soutien ciblé et temporaire aux secteurs durement touchés. La capacité des pays à mettre en place une riposte adéquate dépendra en grande partie de leur accès aux financements concessionnels de la communauté internationale.

Une politique monétaire et financière adéquate en faveur des entreprises et des emplois

Elle peut également jouer un rôle important dans le maintien des entreprises et des emplois. «À l’appui de ces mesures nationales, un effort coordonné de tous les partenaires au développement sera essentiel. Le Fonds travaille en étroite collaboration avec nos partenaires – la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé, la Banque africaine de développement et l’Union africaine – pour répondre rapidement et efficacement à cette crise. Le Fonds devrait fournir quelque 11 milliards de dollars américains à 32 pays subsahariens qui ont demandé de l’aide ces dernières semaines, des décaissements au Burkina Faso, au Tchad, au Gabon, au Ghana, à Madagascar, au Niger, au Rwanda, au Sénégal et au Togo ayant déjà été effectués », précise- t-il.

Allègement immédiat de la dette

Il est également accordé aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables par le biais du Fonds de secours et de secours en cas de catastrophe du FMI, libérant ainsi des ressources pour les dépenses de santé et de protection sociale. Avec la Banque mondiale, le FMI plaide également en faveur de l’allégement de la dette des créanciers bilatéraux officiels pour les pays à faible revenu qui demandent l’abstention.

Une crise sans précédent

« Nos pays membres ont plus que jamais besoin de nous. Avec nos partenaires, nous visons à aider la région à atténuer le pire de ce choc, en veillant à ce que la vie et les moyens de subsistance des populations ne soient pas détruits pour toujours.», conclu Abebe Aemro Selassie.

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