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Gabon : Entre 2010 et 2020, les recettes non pétrolières sont passées de 50 % à 70 %

La part du secteur hors pétrole prend désormais de l’importance au Gabon. Selon une récente analyse de la Direction générale du Trésor français, cette progression se veut tributaire du processus de diversification de l’économie initié par le gouvernement.

La structure de la fiscalité du Gabon reflète l’importance du secteur pétrolier dans l’économie nationale. Depuis les années 1960, date des premières exportations de pétrole, le secteur pétrolier a bouleversé le profil économique du Gabon, naguère dominé par l’exploitation forestière. Au fil des années, le pays est ainsi devenu le troisième producteur d’Afrique subsaharienne, avec un pic de production en 1997 à 364 000 barils/jour. Par conséquent, le secteur est devenu la principale source de revenus de l’État, notamment en matière fiscale.

Seulement, début 2014, les recettes du secteur pétrolier représentaient la moitié des ressources budgétaires du pays. Avec le recul rapide et brutal des cours mondiaux mi-2014, la rente pétrolière du pays s’est écroulée. Ainsi, en quelques mois, les recettes issues du pétrole sont passées de 1 400 milliards de FCFA en 2014 (2,1 Mds EUR) à seulement 450 milliards FCFA en 2016 (685 M EUR).

Conscientes de cette dépendance, les autorités gabonaises avaient initié un programme de diversification de l’économie. Parallèlement au déclin de la manne pétrolière, plusieurs secteurs (bois, huile de palme, manganèse) vont monter en puissance. Il en résulte une modification de la structure des recettes budgétaires du pays.

Entre 2010 et 2020, la part des recettes non pétrolières est passée de 50 % à 70 %. Cet accroissement a été porté par trois sources de financement : les taxes sur les biens et services (+242 milliards de FCFA) l’impôt sur les sociétés (+173 milliards de FCFA) et les recettes non fiscales (+153 milliards de FCFA). Dans la LF 2020, l’IS représente 34 % des recettes fiscales, contre 21 % pour la TVA, 23 % pour les droits et taxes de douanes et 10 % pour l’impôt sur les personnes.

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