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Gabon : Le gouvernement plafonne ses émissions de titres publics à 221 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2020

Le Directeur général de la DGCPT, Franck Yann Koubdje.

Le calendrier indicatif des émissions de titres publics vient d’être rendu public par la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT).

Signé par le Directeur général de la DGCPT, Franck Yann Koubdje, ce calendrier prévoit un montant maximal de 221 milliards de FCFA. Lequel se réparti entre 156 milliards de FCFA en Bon de Trésor assimilables (BTA) et des Obligations de Trésor assimilables (OTA) d’une valeur maximale de 65 milliards de FCFA.

De manière plus spécifique, pour le mois d’avril courant, les BTA devraient s’élever à 53,5 milliards de FCFA. Pour les OTA, le gouvernement prévoit deux opérations. La première devrait s’élever entre 15 et 17,5 milliards de FCFA. Tandis que la seconde oscillera entre 12,5 et 15 milliards de FCFA.

En ce qui concerne le mois de mai, les BTA se projette à 58,5 milliards de FCFA. Quant aux OTA, ils tournent autour entre 15 et 17,5 milliards de FCFA. Enfin au mois de juin, les BTA culmineront autour de 44 milliards de FCFA. Alors que les OTA affichent un montant compris entre 12, 5 et 15 milliards de FCFA.

Pour la bonne gouverne, depuis son entrée au marché des titres publics émis par adjudication le 8 mai 2013, le Gabon, à l’instar des autres pays de la zone CEMAC, fait régulièrement recours à ce cadre financier alternatif permettant aux Etats de mobiliser des ressources pour la couverture de leurs besoins de financement.

Les objectifs visés par ce marché des titres publics sont nombreux. Il s’agit entre autres : de collecter davantage de ressources que dans le système des avances directes de la Banque centrale aux Trésors ; de permettre aux entreprises et aux particuliers de souscrire à des instruments financiers rentables, peu risqués et liquides par le canal des institutions habilités ainsi qu’aux établissements de crédit de placer à des taux d’intérêt intéressants leurs liquidités oisives déposées à la BEAC.

Ce marché vise aussi à contribuer à l’approfondissement du volet titres publics du marché financier régional ; à contenir les pressions inflationnistes que les tirages sur les ressources monétaires sont susceptibles d’engendrer; à donner à la politique monétaire une plus grande marge de flexibilité et constituer un stock suffisant de titres servant de support à la politique d’open market et à élargir la gamme des supports de placement des épargnants et des investisseurs.

Il vise enfin à moderniser le mode de financement des Trésors publics en passant d’un système statique de gestion de la dette à un système plus dynamique et plus performant, pouvant permettre de mieux maîtriser les coûts et les risques afférents à l’endettement public.

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