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« Les États africains devraient immédiatement aider les sociétés d’exploration pétrolière et de services locaux » (NJ Ayuk)

NJ Ayuk, Président de la Chambre africaine de l'énergie et PDG du groupe Centurion Law.

Dans une récente analyse de la situation de  la baisse des cours du brut, la Chambre africaine de l’énergie table sur des pertes pour l’Afrique à hauteur de plus de 110 milliards de dollars en taxes, exportations de pétrole, emplois et contrats avec des entreprises locales au cours des trois prochains mois.

NJ Ayuke, le président de la Chambre africaine de l’énergie précise  à cet effet, qu’à l’heure actuelle, «l’Afrique devrait perdre plus de 110 milliards de dollars en taxes, exportations de pétrole, emplois et contrats avec des entreprises locales au cours des trois prochains mois. Et, les entreprises prennent déjà un coup dans leurs programmes d’exploration et doivent trouver des moyens de lever des capitaux pour réussir à forer des puits ».

dans ce cadre, souligne-t-il « des extensions sont nécessaires pour garantir le succès de ces sociétés à court terme et les États membres de l’Opep doivent immédiatement s’engager avec les dirigeants de l’Arabie saoudite et de la Russie pour s’assurer que les marchés pétroliers ne soient pas sur-approvisionnés », .

Comme possibles solution à ces problèmes croissants, il préconise que « les gouvernements africains devraient envisager d’imposer des annulations ou des reports immédiats des paiements d’impôts pour une période pouvant aller jusqu’à trois mois aux sociétés de services appartenant à des Africains, aux sociétés d’exploration et de production locales et à toutes les sociétés internationales et locales travaillant sur des programmes d’exploration ».

Selon lui, « C’est une période difficile pour le pétrole et le gaz africains. Si les prix du pétrole ne connaissent pas de hausse prochainement, il est probable que beaucoup d’emplois soient perdus dans de nombreux pays producteurs de pétrole et que les pays qui préparent leur entrée sur le marché dans les prochaines années soient aussi touchés », a déclaré NJ Ayuk,

Il ajoute par ailleurs que « les décisions finales d’investissement, les nouveaux développements sur le terrain et les projets gaziers sont également susceptibles de voir des retards ou des annulations qui auront un effet massif sur de nombreuses entreprises et communautés africaines qui considèrent l’industrie comme une opportunité de construire une classe moyenne ».

Dans son analyse, la Chambre africaine de l’énergie indique que cela aidera les employeurs à payer leurs employés, à améliorer leur liquidité et à réduire certaines des pertes de revenus tout en évitant les pertes d’emplois. Les acteurs africains étaient déjà pénalisés par les faibles bénéfices et l’accès difficile aux capitaux pour les projets pétroliers et gaziers.

Elle prévient par ailleurs que « Si la guerre des prix continue, de nombreux producteurs de champs marginaux cesseront probablement leurs activités, les programmes d’exploration seront interrompus, les cycles d’octroi de licences échoueront et les majors devront prendre les décisions difficiles de réduction des opérations».

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