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La CEMAC face au défi infrastructurel

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La 11e édition de la journée de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ce célèbre, ce 16 mars 2020 sous le thème : «Améliorer les infrastructures physiques pour promouvoir les échanges entre les peuples de la CEMAC ».

De par le choix du thème, cette célébration est venue remettre au gout du jour, le défi infrastructurel que doivent relever les six pays concernés que sont : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, e la Guinée Equatoriale et le Tchad.

Dans son allocution circonstancielle, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etats de la CEMAC, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a mis en exergue les atouts de cette communauté économique régionale. Son vivre ensemble ainsi que sa jeunesse et bien d’autres atouts non négligeables, constituent des facteurs pour le développement de l’Afrique en général et celui de la sous-région en particulier, a indiqué le président Paul Biya.

En termes d’acquis, le chef de l’Etat camerounais s’est félicité de la mise en œuvre progressive, de la libre circulation des personnes et des biens. Occasion a été donnée pour lui, de poser la problématique des infrastructures qui demeure l’une des contraintes majeures du développement de la zone CEMAC.

Paul Biya a ainsi lancé une invite à la réflexion aux pistes de solution susceptibles de permettre de relever ce défi infrastructurel de la sous-région. Ceci dans un contexte marqué par l’avènement de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine.

Par ailleurs, le thème choisi pour cette année, s’inscrit en droite ligne de l’axe 3 du Programme économique régional, consacré notamment aux infrastructures économiques et à l’aménagement de l’espace communautaire. Et selon le président de la République camerounaise, «Les objectifs poursuivis à cet égard, traduisent à des échanges importants et plus fluides. Ils bénéficient aussi bien à chacun de nos Etats qu’à l’ensemble de notre sous-région. Je pense notamment à la construction des infrastructures de transport, d’électricité et de télécommunication. Un développement économique véritable ne saurait être envisageable sans ces infrastructures ».

Et d’ajouter : «Par ailleurs, la densification de notre tissu infrastructurel constituera, j’en suis persuadé, un levier efficace pour la diversification de nos économies. Le développement des filières de croissance qui conditionnent l’accès à l’émergence desdites économies en est tributaire ».

Dans cette perspective, Paul Biya a évoqué la réduction de la fracture numérique et le développement accéléré de l’économie circulaire au sein de la sous-région s’inscrivent, entre autres, au nombre des défis qu’il faut absolument relever. Selon lui, « Il conviendra de bâtir un espace communautaire plus apte à anticiper les enjeux d’un monde en perpétuelle mutation et à tirer profit des opportunités qui s’offrent à l’amélioration du bien-être de nos populations ».

En outre, en termes d’infrastructures physiques, « la connectivité entre les Etats et avec les autres sous- régions du continent reste l’objectif central vers lequel nous devons tendre », a souligné Paul Biya, non sans évoquer le contexte économique difficile que traverse la communauté depuis quelques années. Lequel contexte, selon lui, invite à une gestion rigoureuse des finances publiques.

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