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Afrique centrale : ‘’Les projets intégrateurs seront réalisés avec la détermination et la volonté des chefs d’Etats…’’, dixit Marie Thérèse Chantal Mfoula

La Secrétaire général adjoint de la CEEA), Marie Thérèse Chantal Mfoula.

Dans un entretien accordé à la presse, ce 12 mars 2020, la Secrétaire général adjoint de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Marie Thérèse Chantal Mfoula décline les enjeux ainsi que les attentes portées sur le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC).

Il se tient à Brazzaville, le 19 mars prochain, une table ronde dédiée au financement des projets d’infrastructures dans l’espace CEEAC. Concrètement, qu’attendez-vous de cet évènement en terme de retombées financières ?

Marie Thérèse Chantal Mfoula : Effectivement, pour le 19 mars prochain, nous attendons près de 2,5 milliards d’euros, pour le financement des premiers projets prioritaire pour la période de 2020 à 2024. Mais par la suite, c’est à dire la deuxième phase qui couvre la période 2025 à 2030, il nous faudra mobiliser 17,5 milliards d’euros pour l’ensemble de ces trois projets subdivisés en 12 sous projets.

Pour la première phase allant de  2020-2024, vous espérer 2,5 milliards de FCFA. A quoi servira cet argent ou alors, à quel type de projets ?

Cet argent sera alloué aux trois projets prioritaires que sont le pont-rote-rail sur le fleuve Congo, entre Brazzaville et Kinshasa. Mais également, au prolongement de la ligne de chemin de fer Kinshasa-Ilebo. Deuxièmement, nous avons le corridor 13 qui prévoit la réhabilitation et la construction également de la route Ouesso – Bangui –Ndjamena. Le troisième projet concerné par ce financement, est la navigation sur le fleuve Congo.

Quelle est la nature de ces différents projets ?

Il s’agit des projets régionaux transfrontaliers qui assurent l’interconnexion entre les capitales, par des routes bitumées, de même qu’il faut relier l’Afrique centrale aux communautés voisines et limitrophes. En outre, il s’agit de donner des possibilités d’accès maritime au pays enclavés, de créer des emplois de redynamiser le transport fluvial qui est traditionnel dans cette zone, avec le grand fleuve au Congo et ses affluents qui ont 22000 kilomètres de voies navigables.

La CEEAC essaye tant bien que mal de fournir des efforts en la matière, est-ce que vous êtes suivis par les gouvernants dans cette démarche, est-ce que vos projets sont compris dans toute leur dimension régionale ?

La CEEAC ne fait que mettre en œuvr, les décisions des chefs d’Etats. A preuve, si nous prenons un projet comme celui du corridor 13, Ouesso – Bangui –Ndjamena, il est issu du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), adopté par les chefs d’Etats depuis janvier 2004.

Qu’est ce qui justifie le retard qu’accuse ce PDCT-AC dans la réalisation de certains projets ?

Au niveau national, des projets ont bel et bien été réalisés. Maintenant, nous sommes dans une phase, où il va falloir faire un état des lieux, réviser les projets qui n’ont pas été réalisés. Nous sommes donc aujourd’hui, à une phase déclic. Les chefs d’Etats ayant décidés d’aller de l’avant, pour que nous puissions progressivement rattraper les retards accusés.

Les conflits et les multiples crises que connait la sous-région, constituent également des écueils à la réalisation de ces projets. Donc, il y avait des problèmes de sécurité à régler. Par ailleurs, il y avait un certain nombre d’études particulièrement environnementales à réaliser.

On en veut pour preuve, le cas des tourbières qu’il fallait à tout prix gérer. Bref, il y a eu beaucoup de contingences qui ont été réglés. Autrement dit, nous voyons aujourd’hui, le bout du tunnel. C’est donc dire que ces projets seront réalisés avec la détermination et la volonté des chefs d’Etats de la sous-région.

A qui incombera la gestion des fonds destinés au financement de ces projets ?

La CEEAC assure non seulement la coordination générale de ces projets, mais a également assuré l’exécution des études. Nous aidons également les Etats à assurer la mobilisation des fonds. En clair, ils seront gérés au niveau des Etats, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), chef de file en matière des infrastructures pour la sous-région, secondé et appuyé par l’Agence du NEPAD.

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