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Le Gabon prend langue avec le FMI et la BM pour limiter les impacts de la chute des cours du pétrole sur son économie

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Dans ce cadre, le ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Marie Ogandaga a échangé, ce 11 mars 2020, avec le Directeur du département Afrique au Fonds monétaire international (FMI) et le Vice-président Afrique, de la Banque mondiale

Selon des sources gouvernementales, les discussions ont porté sur la situation liée à la crise du coronavirus et la chute du prix du baril de pétrole. Les trois parties ont également planché sur des actions pouvant être initiées pour limiter les effets de ce choc sur l’économie gabonaise.

Une coordination internationale 

Pour rappel, face à l’épidémie du coronavirus, le FMI et la Banque mondiale dans une déclaration commune en fin de semaine dernière, avaient déjà annoncé des mesures d’urgence. Les deux institutions se sont déclarées prêtes à aider leurs pays membres à faire face aux tragédies humaines et aux difficultés économiques causées par le virus COVID-19.

‘’Nous collaborons étroitement avec les institutions internationales et les autorités nationales, en accordant une attention particulière aux pays pauvres, où les systèmes de santé sont les plus faibles et où les populations sont les plus vulnérables’’, avaient-ils indiqués.

Avant d’ajouter, « nous utiliserons autant que possible les instruments dont nous disposons, notamment les financements d’urgence, les conseils et l’assistance technique. En particulier, nous offrons des mécanismes de financement rapide qui, collectivement, peuvent aider les pays à répondre à des besoins très divers».

Le FMI met à disposition près de 50 milliards de dollars aux pays vulnérables 

A cet effet, par le biais de ses mécanismes de financement d’urgence à décaissement rapide, le FMI a décidé de mettre environ 50 milliards de dollars, à disposition des pays à faible revenu et des pays émergents, pour répondre à leurs éventuels besoins.

Sur cette somme, 10 milliards de dollars devaient être disponibles à taux zéro pour les pays membres les plus pauvres, au moyen de la facilité de crédit rapide. Le FMI et la BM avaient enfin indiqué que la coopération internationale était essentielle pour faire face à l’impact sanitaire et économique du virus COVID-19.

La Banque mondiale débloque 12 milliards de dollars

Le Groupe de la Banque mondiale de son côté annonce la fourniture d’une aide d’un montant allant jusqu’à 12 milliards de dollars. Ce premier financement est conçu pour apporter un appui rapide aux pays en proie aux conséquences sanitaires et économiques de cette pandémie. Il devrait aussi aider les pays membres de l’institution à prendre des mesures efficaces pour faire face et, si possible, atténuer les conséquences tragiques du COVID-19 (coronavirus).

Ce nouveau mécanisme accéléré permettra au Groupe de la Banque mondiale d’aider les pays en développement à renforcer leurs systèmes sanitaires, notamment par l’amélioration de l’accès aux services de santé dans le but de protéger les populations de l’épidémie, le renforcement de la surveillance de la maladie, l’intensification des interventions de santé publique et la collaboration avec le secteur privé afin de minimiser les répercussions de l’épidémie sur les économies.

Ce financement mixte, composé des ressources de l’Association internationale de développement (IDA), de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Société financière internationale (IFC) et coordonné à l’échelle mondiale, devrait accompagner les interventions menées dans les pays.

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