Accueil GOUVERNANCE La RDC nourrit de grandes ambitions au sein de la CEEAC

La RDC nourrit de grandes ambitions au sein de la CEEAC

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La trame a été déclinée par le ministre de la Coopération internationale, de l’Intégration régionale et de la Francophonie, Pépin Guillaume Manjolo Buakila,  à l’occasion d’un entretien avec le Secrétaire général de la CEEAC, l’ambassadeur Ahmad Allam-Mi, le 08 février 2020 à Addis-Abeba (Ethiopie).

Les deux premiers atouts que le pays met en exergue sont : sa superficie (2.345.000km2) et sa démographie (85, 2 millions d’habitants en 2018). Des arguments en font de lui, le plus vaste et le plus peuplé de Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), dont il est membre créateur en 1983.

Dans un second temps, le pays tient à formaliser les relations et les contacts directs qui devront désormais exister entre son ministère et le Secrétariat général de la CEEAC. « Cette formalisation nous permettra de rendre notre coopération plus fluide et le traitement des dossiers liés à l’intégration régionale en Afrique centrale plus diligent », a  indiqué Pépin Guillaume Manjolo Buakila. « Afin de mieux assumer notre rôle de locomotive, nous voulons savoir exactement ce que la CEEAC attend de nous » a –t-il poursuivi.

Occasion pour le Secrétaire général de la CEEAC d’édifier son hôte sur les dossiers chauds du moment pour l’institution qui sont par exemple, le processus de réforme institutionnelle encours à la CEEAC et surtout les étapes post-conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de décembre 2020.

Notamment,  »l’envoi des documents relatifs à la sollicitation des candidatures, la décision des chefs d’Etat sur la procédure de présélection des candidatures, le rôle important que devront jouer les ambassadeurs des Etats membres de la CEEAC dans le dépouillement et la présélection des dossiers et le calendrier des différentes rencontres jusqu’à la mise en place de la future commission ».

En outre, Ahmad Allam-Mi lui a rappelé les conditions de recevabilité des dossiers de candidatures, telles que retenues par les chefs d’Etat, à savoir : la ratification des documents adoptés et signés par les chefs d’Etat lors de la dernière Conférence tenue à Libreville, et le paiement des arriérés des cotisations statutaires.

Le Secrétaire général de la CEEAC a également rendu compte à son hôte congolais, des conclusions de la concertation des ministres des affaires étrangères/relation extérieures, tenue le 7 février 2020, dans la capitale éthiopienne, qui a statué notamment sur les propositions à faire au président en exercice relatives au rabattement ou la modulation des arriérés des cotisations.

Les deux interlocuteurs ont échangé utilement sur les postes à pourvoir et la place des institutions spécialisées au sein de la nouvelle Commission de la CEEAC, l’impact de la Réforme institutionnelle de la CEEAC sur le processus de rationalisation des Communauté Economiques Régionales (CER) en Afrique Centrale, les méfaits de la multi appartenance à plusieurs (CER), les questions de paix et de sécurité dans la région d’Afrique centrale et la question de la monnaie.

Au terme des échanges, les deux personnalités se sont accordés sur des actions à mener dans l’immédiat, afin d’accélérer les préparatifs en vue de la participation de la RDC aux échéances communautaires qui s’annoncent.

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