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Gabon : Le gouvernement et les organisations syndicales «fument le calumet de la paix»

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Le spectre de grève généralisée qui planait sur le pays, initiée par certaines organisations syndicales, vient d’être dissipé. Cela, au terme d’une réunion tenue ce 20 janvier 2020, avec la ministre de la Fonction publique, Madeleine Edmée Berre.

Plus de peur que de mal. C’est ainsi que l’on pourrait apprécier le dénouement de la menace de ce mouvement d’humeur généralisé initié par certaines organisations syndicales. En effet, la réunion tenue ce matin avec la ministre de la Fonction publique, Madeleine Edmée Berre a débouché sur la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les confédérations syndicales COSYGA et CGSL.

Les termes de ce protocole d’accord prévoient quatre principales dispositions de la part des différentes parties. A cet effet, le gouvernement prend a dit prendre acte de la plénière souhaitée par les partenaires sociaux et précise que cette plénière est sur sa feuille de route.

En outre, il s’engage avec les partenaires à ouvrir une plénière sur la réforme du code du travail avec l’ensemble des parties. Ce protocole d’accord prévoit également la suspension du préavis de grève ; la mise en place d’un chronogramme qui sera fixé d’accord parties.

Au terme de la rencontre avec le ministre du Travail, les secrétaires généraux des organisations syndicales COSYGA et CGSL, à savoir Philippe Djoula et Jean-Claude Bekale ont échangé avec le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale qui, à l’occasion, n’a pas omis de saluer leur sens ‘’élevé du patriotisme’’.

 « Je vous remercie pour l’esprit patriotique. Vous avez véritablement montré que vous défendez les intérêts des travailleurs aux côtés du gouvernement qui est le premier défenseur des travailleurs. Le gouvernement ne posera aucun acte qui va à l’encontre des travailleurs », a indiqué Julien Nkoghe Bekale, à l’issue de cette rencontre.

Pour rappel, les travailleurs du secteur parapublic et privé réunis au sein d’une coalition, avaient annoncé une grève générale pour protester contre la révision du Code du travail du 23 au 27 janvier 2020, Le porte-parole de ladite coalition, Jean Claude Bekale, lors d’une déclaration, avait indiqué qu’à travers ce mouvement d’humeur, ce regroupement entendait dénoncer la révision du Code du travail qu’il juge «capitaliste» et «esclavagiste». Ce, alors que le gouvernement parlait d’un code «moderne» et «flexible».

Selon les termes de leur déclaration, «En août dernier, les syndicats des travailleurs ont fait des propositions d’amendements, mais ils craignent que ceux-ci ne soient pas pris en compte dans le projet de révision du Code du travail »,a-t-il indiqué.

Dans cette lancée, Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général par intérim de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a, quant à lui mis en relief, «L’absence d’une plénière nous laisse croire que nos amendements ne seront pas pris en compte et nous ne pouvons pas rester silencieux à attendre que l’Assemblée nationale dise quel est le contenu du document final».

A travers ce mouvement d’humeur, les leaders syndicaux entendent notamment amener le gouvernement à retirer les articles de lois incriminés dans ledit projet. «Il y a par exemple l’article 13 du Code du travail actuel qui garantit et protège les avantages et les acquis sociaux des travailleurs. Malheureusement, dans ce projet, ils ont retiré cet article», avait par exemple déploré Sylvain Mayabi Binet.

Une autre propositions formulée par les syndicats des travailleurs, concerne le rôle des inspecteurs de travail qui, disent-ils, ne doivent plus être de simples conciliateurs, mais des gardiens du respect du Code du travail.

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