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Gabon : Plaintes contre Nourredin Bongo Valentin, le Porte-parole de la présidence et Me Claude Dumont Beghi montent au créneau

Le Coordinateur général des affaires présidentielles, Nourredin Bongo Valentin.

A la suite des supposées plaintes de quatre leaders d’organisations proches de l’opposition gabonaise, contre Nourredin Bongo Valentin, pour «des faits de corruption active et passive, corruption d’agents publics étrangers, de blanchiment des capitaux, de criminalité financière en bande organisée ou encore d’association de malfaiteurs», le Porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekoga et Me Claude Dumont Beghi, avocat à la Cour à Paris font une mise au point.

Selon Me Claude Dumont Beghi, il est clair que les faits reprochés qui sont reprochés à Nourredin Bongo Valentin, le Coordinateur général des affaires présidentielles, ‘’ne reposent sur aucune base factuelle sérieuse et sur aucun fondement juridique conforme’’.

Au contraire, poursuit-il, ‘’ces propos ainsi diffusés revêtent un caractère vexatoire et infamant s’inscrivant dans une volonté de manipulation médiatique en parfaite contradiction avec les principes essentiels de droit pénal repris par l’ensemble du corpus législatif interne et international, dont l’article 11 de la Déclaration universel des droits de l’homme de 1948 de l’ONU, ainsi que dans la loi 043/2018 du 5 juillet 2019, code de procédure pénale’’.

Et par conséquent, ‘’les attentes manifestes à ces principes fondamentaux imposent à M. Nourredin Bongo Valentin, le dépôt d’une plainte pour dénonciation calomnieuse auprès des autorités judiciaires compétentes’’.

Même son de cloche du côté du Porte-parole de la présidence, Jessye Ella Ekoga, qui dénonce un mensonge grotesque. «Ces faits sont une espèce de fake news créée sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Ils ne reposent sur aucune base légale, sur aucun procès-verbal, sur aucun élément matériel», déclare-t-il. Avant d’ironiser sur ce  »joli coup de com qui ne mènera encore une fois de plus à rien».

Pour rappel, le 13 janvier dernier, quatre leaders d’organisations proches de l’opposition gabonaise ont saisi la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), l’Agence d’investigation financière et le procureur de la République pour des plaintes contre Nourredin Bongo Valentin.

Il s’agit notamment de Georges Mpaga du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance, Jean Rémy Yama de la confédération syndicale Dynamique unitaire, Malanda Ghislain de Sauvons la République et Marcel Libama de ‘’Ça suffit comme ça’’. Ils accusent le coordinateur général des affaires présidentielles «des faits de corruption active et passive, corruption d’agents publics étrangers, de blanchiment des capitaux, de criminalité financière en bande organisée ou encore d’association de malfaiteurs».

Les plaignants fondent leur accusation sur des déclarations faites par “des agents de la Garde républicaine aux éléments de la Gendarmerie nationale” qui, au cours d’un contrôle de routine, auraient avoué que “les sacs bourrés d’argent” qu’ils possédaient par devers eux appartenaient à Nourredin Bongo Valentin.

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