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Zone CEMAC : Les Etats pourraient s’engager dans de nouveaux programmes avec le FMI (Moody’s)

DrR.

Dans une récente étude, l’agence de notation Moody’s fait savoir que les pays de la CEMAC sont confrontés à des risques externes croissants qui pourraient les engager dans de nouveaux programmes avec le Fonds monétaire international (FMI).

Alors que la plupart des programmes entre le Fonds monétaire international (FMI) et les pays de la sous-région tirent vers la fin, l’agence de notation américaine explique cette hypothèse par deux principaux faits. La faiblesse institutionnelle et les limites de la compétitivité économique qui obèrent les perspectives de diversification des économies de la sous-région. A cela s’ajoute l’augmentation des risques externes liés au paiement des obligations.

L’agence indique par ailleurs que la baisse de la production de pétrole et les limites de la diversification économique éroderont les réserves de change de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

A cet effet, à moyen terme, les risques externes vont probablement s’intensifier si le FMI ne renouvelle pas ses programmes dans les pays membres de la CEMAC. En particulier ceux des deux plus grands pays à savoir le Cameroun noté B2 stable et le Gabon noté positif, qui devraient se terminer l’année prochaine.

Cependant, même si ces programmes sont renouvelés, la position extérieure des pays continuera à se détériorer à long terme, sans une diversification économique accrue. « Nous prévoyons que les prix du pétrole ne vont guère au-delà de la fourchette actuelle de 50 à 70 dollars le baril et la production de pétrole sera structurellement à la baisse, car les gisements existants mûrissent », a déclaré Lucie Villa, vice-présidente de Moody’s, responsable du crédit, et co-auteur du rapport. Et d’ajouter : « Ceci est pertinent pour la position extérieure de l’Union car les exportations de pétrole représentent 74% des exportations totales de la CEMAC ».

La très faible force institutionnelle et la compétitivité économique limitent les perspectives de diversification des exportations et de substitution des importations dans les pays membres de la CEMAC. Et si les réserves s’affaiblissent davantage, l’ancrage de la monnaie reposera sur le soutien fourni par le Trésor français.

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