Accueil GOUVERNANCE Zone CEMAC : En 2019, tous les secteurs d’activités observeront un dynamisme

Zone CEMAC : En 2019, tous les secteurs d’activités observeront un dynamisme

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Dans cet élan, le secteur primaire demeurerait le principal moteur de la croissance en 2019, avec une contribution de +1,7 point, suivi du secteur tertiaire, avec +0,7 point, puis du secteur secondaire, avec une contribution de 0,4 point.

La relance des activités dans le secteur primaire serait le fait essentiellement du renforcement des activités des industries extractives et du redressement des activités de la branche « agriculture, élevage, chasse et pêche ».  L’apport de la branche sylviculture resterait très marginal. En effet, la contribution de la branche « industries extractives » soutiendrait l’activité à hauteur de +1,0 point, contre +0,4 point en 2018.

Cette augmentation serait consécutive à la hausse de la production pétrolière dans certains pays de la CEMAC, principalement au Tchad (+13,7 % à 7,7 millions de tonnes), au Congo (+8,2 % à 18,2 millions de tonnes), au Gabon (+3,4 % à 10,7 millions de tonnes) et dans une moindre mesure au Cameroun (+0,1 %, 3,7 millions de tonnes) .

Le concours de la branche « agriculture, élevage, chasse et pêche » ressortirait à +0,6 point, contre +0,3 point en 2018, du fait principalement de la résilience des activités de la branche agriculture vivrière au Tchad, au Gabon et au Congo, à la faveur des programmes publics d’appui aux acteurs de cette branche.

Les politiques de diversification en cours dans ces pays, dont l’un des axes majeurs est la montée en puissance de ces projets compte tenu de la place qu’ils occupent, pourraient consolider les activités dans cette branche.

Dans le secteur secondaire, l’activité serait essentiellement tirée par les industries manufacturières, dont la contribution se maintiendrait à +0,4 point, comme en 2018. Cette tendance demeurerait entretenue, entre autres, par la résilience des industries brassicoles dans tous les pays de la CEMAC et par le dynamisme des activités des cimenteries au Congo, au Cameroun et au Gabon.

La participation des activités de la branche des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) en 2019 ressortirait à +0,2 point, contre -0,1 point en 2018, en lien avec la résilience de l’investissement privé, en dépit d’une morosité de l’investissement public.

Quant au secteur tertiaire, sa contribution à la croissance de la sous-région proviendrait principalement de la bonne tenue des services marchands, avec un apport de +0,6 point, contre +0,4 point en 2018.

L’apport des services marchands découlerait de la bonne tenue, des télécommunications et des prestations financières dans la plupart des pays, avec la montée en puissance des services de Mobile Money et de Mobile Banking, du dynamisme du commerce au Tchad et au Cameroun, et de la bonne tenue des activités de la branche hôtellerie et restauration en Guinée Equatoriale, suite à la tenue des rencontres internationales notamment la conférence économique nationale et les assemblées annuelles de la BAD.

Le repli des dépenses courantes dans certains pays soutiendrait la contraction de la participation positive à la croissance des services non marchands qui reviendrait à hauteur de +0,1 point, après une contribution de +0,2 point un an plus tôt.

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