En  2017, le niveau moyen d’inclusion financière de la CEMAC se situait à environ 35%, en nette hausse par rapport à  2014 (18%), rattrapant ainsi un peu de son retard par rapport au niveau de l’Afrique subsaharienne, passé de 34% à 43% sur la même période, selon la Banque mondiale etGlobal Findex.

Les dépôts collectés s’élèvent à 9 878  milliards (73,3% du total du bilan) à fin  2018, en nette hausse par rapport à fin  2017. La croissance des encours de dépôts atteint 5,8% sur la période, leur part dans le total de bilan restant globalement stable.

Cette progression est observée au Cameroun, au Gabon, en Centrafrique et au Tchad. En revanche, les encours de dépôts stagnent en Guinée équatoriale et baissent au Congo, en lien avec l’évolution économique de ces pays. Par catégorie de déposant, la situation est contrastée et reflète les problèmes actuels du secteur public.

Ainsi, l’encours des dépôts publics a diminué de 7,0% en 2018. Cette évolution devrait se poursuivre si la centralisation des comptes des Trésors a bien lieu dans l’ensemble des pays de la CEMAC. À titre d’illustration, les dépôts publics gabonais (pays où le compte unique du Trésor est déjà en place) sont passés de 177 milliards à 78 milliards entre fin décembre 2017 et fin février 2019 : il s’agit clairement de la plus forte baisse pour la sous-région.

Les dépôts du secteur privé sont en forte hausse, en particulier au Cameroun, au Gabon et au Tchad. Pour l’ensemble de la sous-région, ils augmentent de 8,3% en 2018 comparé à 2017

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