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Dans le  » Top 20 « des pays en développement exportateurs de biens, aucun pays africain n’y figure

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On ne le dira jamais assez, l’Afrique est une terre de commerce de longue date. Mais pour l’essentiel, son commerce est informel, estimé le moniteur français du commerce extérieur (MOCI).

Sur le plan formel, c’est une autre histoire, ajoute l’organisme. En effet, l’Afrique est un acteur marginal dans le commerce mondial car le continent a peu développé ses échanges intérieurs formels. De plus, ses échanges extérieurs présentent un déséquilibre structurel criard.

L’Afrique représente ainsi 2,4 % des exportations mondiales. Alors qu’il importe principalement des produits manufacturés, le continent exporte à 75 % des minerais, combustibles, produits sylvicoles et agricoles pas ou peu transformés. Autre constat, dans le Top 20 des pays en développement exportateurs de biens, « il n’y a aucun pays d’Afrique », a dévoilé le MOCI.

Pour inverser cette tendance, tous les espoirs sont tournés vers La Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) qui devrait donner une nouvelle impulsion aux échanges intra-africains. Mai à condition qu’elle puisse lever un certain nombre d’entraves commerciales qui obèrent le secteur.

En clair, la Zleca envisage porter le commerce intra-africain à 23 % d’ici 2023. Dans ce contexte, elle a plusieurs enjeux parmi lesquels stimuler le commerce intra-régional et à terme créer un nouveau marché unique pour encourager l’investissement étranger en Afrique.

En outre, la Zleca vise à cet égard à lever 90 % des barrières tarifaires sur une période de cinq à dix ans. « On estime que ça devrait porter le commerce [entre les pays africains] à 23 % d’ici 2023 au lieu des 16 % actuellement », a indiqué Patrick Sevaistre. Néanmoins, 10 % des biens, les produits sensibles notamment, resteront protégés.

À ce jour, 27 pays ont ratifié l’accord commercial, une majorité suffisante pour que la Zleca entre en vigueur dès juillet 2020. « C’est un long processus, ça va prendre beaucoup de temps », a néanmoins prévenu le consultant. L’expérience des CER montre en effet qu’il ne suffit pas de réduire les droits de douane pour accélérer l’intégration régionale.

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