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La croissance économique de la zone CEMAC reste sujette à la vigilance des pays et des partenaires au développement

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Selon le Fonds monétaire international (FMI), si la croissance économique des pays de la CEMAC devrait connaître une amélioration assez sensible à partir de 2018 et un raffermissement à terme, il n’en demeure pas moins vrai que cette embellie reste sujette à plusieurs conditions.

Ainsi, à l’exception de la Guinée équatoriale, tous les pays du bloc régional devraient enregistrer cette année un redressement de leurs taux de croissance. Cette croissance  devrait s’accélérer à moyen terme pour dépasser, selon les projections du FMI, les 3% d’ici 2019, avant de se stabiliser ensuite aux alentours de 3,7%.

Une embellie cependant pas garantie

La réalisation de l’embellie économique sous-régionale nécessitera la vigilance des pays de la région et de leurs partenaires au développement. Car, d’une part, les performances sont conditionnées par la poursuite des efforts de diversification, l’achèvement des programmes d’assainissement budgétaire, une meilleure allocation des investissements publics et l’amélioration du climat des affaires.

D’autre part, il y a des risques importants liés notamment à l’évolution des cours internationaux des matières premières, à la mise en œuvre des programmes d’ajustement et des engagements pris par les États, ainsi qu’à la situation sécuritaire qui reste précaire dans certaines zones, dont la République centrafricaine, la région du lac Tchad et celle du Pool au Congo. De plus, la persistance de tensions politiques dans certains pays de la région risquerait de perturber la bonne exécution des politiques économiques publiques.

La situation macroéconomique reste préoccupante

En effet, le ratio total dette publique / PIB estimé pour la sous-région est passé, quant à lui, de 29% à fin 2014 à 52% en 2017. Sur la même période, l’encours de la dette extérieure des pays de la CEMAC est passé de 18% à 28% du PIB, sous l’effet de la poursuite de programmes d’investissements publics dans certains pays dans un contexte assez difficile.

Par ailleurs, l’évolution baissière des avoirs extérieurs a entraîné un repli significatif des réserves de change, les portant en dessous de 3 mois d’importations entre 2016 et 2017. Toutefois, ces réserves devraient s’améliorer en 2018 pour dépasser ce niveau grâce aux aides d’organismes internationaux et à la progression des recettes pétrolières.

Vers une tendance baissière de la dette publique

Selon le FMI, à l’horizon 2021, la dette publique de la zone, estimée à 52% du PIB en 2017, devrait baisser progressivement à 47% du PIB, le déficit des transactions courantes extérieures devrait se réduire pour s’établir à environ 1,5% du PIB, et la couverture des réserves devrait se situer aux alentours de 4,5 mois d’importations.

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