Accueil HYDROCARBURES Gabon : Le secteur pétrolier vu sous un prisme radieux

Gabon : Le secteur pétrolier vu sous un prisme radieux

DR.

La Semaine africaine du pétrole et Menas Associates viennent de publier un rapport de perspectives pétro-gazières pour l’Afrique en 2019. Selon les termes de ce document, le Gabon, et partant l’Afrique centrale offrent un secteur pétrolier et gazier à la fois très diversifié et prometteur.

Vaste éventail d’opportunités dans l’ensemble de la filière pétro-gazière, ce document donne un aperçu exclusif des appels d’offres et des stratégies en matière d’hydrocarbures. Et dans ses conclusions, il relève que les performances économiques du continent sont globalement prometteuses, au moment où les marchés pétroliers internationaux retrouvent enfin leur forme après les ralentissements de la période 2015-2016.

En ce qui concerne les opportunités, les deux principaux producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne – le Nigéria et l’Angola – devraient tous les deux, lancer des appels d’offres cette année. Certains autres sont déjà en cours en Guinée équatoriale, en Ouganda, au Gabon et au Congo Brazzaville, alors que le Ghana a procédé au lancement de son premier cycle d’octrois de licences.

Gabon, de perspectives prometteuses

Le rapport de ‘’La Semaine africaine du pétrole’’ et Menas Associates souligne que le pays possède la quatrième plus grande réserve de pétrole en Afrique subsaharienne et le quatrième producteur avec près de 4,9 milliards de barils de réserves prouvées. En 2018, il a produit environ 70,8 millions répartis entre la production onshore et offshore.

Plusieurs vents favorables

Les activités d’exploration au large des côtes devraient augmenter dans les années à venir, après une longue période d’activité morose. Autres vents favorables, la réintégration du Gabon à l’OPEP – après avoir quitté l’organisation en 1995 après son adhésion initiale en 1975 – avec les prix du pétrole plus élevés et les réformes politiques devraient entraîner une augmentation des investissements et de l’exploration.

L’exploration en eau profonde prévue pour le pays, quoique coûteuse, offre un également un potentiel important. Tout comme peuvent être bénéfiques, les cessions d’actifs matures par Shell et Total incluent la vente d’actifs à Assala Energy (Carlyle Groupe) et Perenco respectivement. La majeure partie de la production gabonaise est exportée faute de capacités de raffinage.

Son principal marché d’exportation aux États-Unis, mais l’augmentation de la production américaine a limité ses exportations vers les marchés. Le Gabon est depuis contraint de diversifier ses exportations vers les marchés européens et asiatiques. Le rapport indique toutefois que le brut gabonais continue d’être favorisé par rapport aux autres pays du golfe de Guinée en raison de sa faible teneur en soufre.

Gaz naturel, les grandes ambitions du gouvernement

L’exemple du Gabon permet de conceptualiser très clairement le potentiel africain en matière de gaz naturel liquéfié. Actuellement derrière les marchés occidentaux leaders, les projets en cours sur l’ensemble de la chaîne de valeur (de l’exploration offshore à la raffinerie) dénotent une volonté des pouvoirs publics de se positionner sur ce secteur gazier. En témoigne la récente signature d’un protocole d’accord avec l’État gabonais, la compagnie Perenco Gabon qui a acquis l’exploitation du champ d’Olowi dont elle entend valoriser le potentiel gazier, aux côtés de la Gabon Oil Company (GOC).

Mais en réalité, la production de gaz naturel reste limitée. Environ 491 millions de mètres cubes ont été produits en zones principalement exploitées par Perenco en 2017. Plus tôt en 2014, Eni a annoncé une découverte de gaz critique dans les bas-fonds l’eau, tandis que Shell et China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) a annoncé une découverte dans un profond réservoir de pré-sel au large.

Le gaz a été utile pour la production d’électricité à Port Gentil avec un pipeline des champs de gaz aux centrales de Port Gentil et Libreville. Le gouvernement cherche actuellement à développer la production pour usage domestique et exportation dans moyen à long terme.

Un nouveau Code des hydrocarbures, pour la redynamisation  du secteur 

Avec la nouvelle loi gabonaise sur les hydrocarbures, le gouvernement nourrit de grandes ambitions pour ce secteur des hydrocarbures. Se voulant plus attractif, ce nouvel instrument devrait rectifier certaines incongruités de la loi de 2014.

Ses objectifs étant entre autres : d’intensifier le volume des investissements pétroliers par la prise des blocs dans le cadre de l’appel d’offre en cours, mais aussi par la mise en production des champs marginaux. L’on indique par ailleurs qu’il permettra également de développer le potentiel gazier gabonais, longtemps resté peu exploité. Voici quelques grandes lignes sur lesquelles repose ce document.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here