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Commerce : Chute libre des IDE français au Gabon

En moins de cinq ans, le stock des Investissements directs étrangers (IDE) français au Gabon est passé de 1179 milliards de FCFA en 2013, à 483 milliards de FCFA en 2017, selon la Direction générale du Trésor français.

Cette performance relègue ainsi le pays à la seconde position de la destination des IDE français en Afrique centrale après le Congo qui totalise près de 3 734 milliards de FCFA au cours de l’exercice 2017.

Avec ce stock, le Congo représente de loin le premier pays d’accueil des IDE français en Afrique centrale. Ce stock y est passé de près de 655 milliards de FCFA en 2005 à 1 638 milliards de FCFA en 2010 pour 3 734 milliards de FCFA en 2017.

Cette progression (+130,2 %) a été portée par la mise en œuvre d’un important projet par le groupe Total sur le champ pétrolier offshore de Moho-Nord, dont la production a débuté en 2017. Le secteur pétrolier congolais concentrait ainsi à lui seul 70,6 % des IDE français de la zone en 2017.

Le Gabon suit pour sa part une tendance diamétralement opposée. Le pays représentait le principal destinataire des IDE français dans la zone jusqu’en 2007, grâce aux importants investissements des groupes pétroliers (Total et Perenco en particulier) mais la baisse de la production pétrolière, l’absence de résultats d’exploration probants depuis le début des années 2010 et une fiscalité jugée non compétitive ont conduit le groupe Total à réduire progressivement les activités de sa filiale gabonaise.

En 2016, il a notamment cédé ses droits sur le gisement de Mboumba à l’État gabonais trois ans avant la fin de son contrat. Un an plus tard, il revendait au franco-britannique Perenco une partie de ses actifs dans des champs arrivés à maturité.

Dans le secteur pétrolier, le stock d’IDE français ne s’élevait plus qu’à 162,3 M EUR en 2017 (-80,5 % sur un an) et au total, les investissements français au Gabon ont été quasiment divisés par deux, sur un an en 2017 (-45,5 %) pour s’établir à 736 M EUR, contre 1,8 Md EUR en 2013.

Dans les autres pays, les IDE français dans le secteur extractif sont marginaux ou inexistants, à l’exception de la RDC où les entreprises françaises ont investi à partir de 2015 dans le secteur minier pour un montant valorisé à 91,7 M EUR en 2017.

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