Accueil AGRO Agro : L’huile de palme démarre l’année sous les chapeaux de roues

Agro : L’huile de palme démarre l’année sous les chapeaux de roues

Après une année 2018 plus que morose avec une baisse de 15,3% des cours, le marché de l’huile de palme a bien démarré l’année grâce à l’Inde.

Si les cours ont légèrement chuté cette semaine, avec la prise des bénéfices à 2 151 ringgits ($519,44) la tonne sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange, le 03 janvier, ils ont atteint la veille un plus haut de 15 jours. Le premier consommateur mondial d’huiles végétales, l’Inde a annoncé lundi la réduction de la taxe sur les importations d’huile de palme brute de 44% à 40% et celles l’huile de palme raffinée de 54% à 50%.

Une réduction qui devrait stimuler la demande, léthargique sur une grande partie de l’année 2018, et contribuer à doper les exportations de la Malaisie et réduire ses stocks et in fine faire remonter les prix.

En outre, les exportations d’huile de palme de Malaisie ont renversé la tendance en décembre avec une hausse de 7,9% à 1,340 million de tonnes (Mt), selon les données de SGS, et de 4,4% selon ITS. L’Indonésie maintiendra la taxe à l’exportation sur l’huile de palme brute à zéro en janvier, a déclaré mercredi Oke Nurwan, haut responsable au ministère du Commerce.

Par ailleurs, les négociations commerciales entre l’Association européenne de libre-échange (AELE) et la Malaisie pourraient être fortement être compromises par les projets de la Norvège visant à interdire les biocarburants contenant de l’huile de palme à partir de 2020, a estimé la ministre des Industries primaires de la Malaisie, Teresa Kok, dans un communiqué.

Une recommandation du Parlement norvégien visant à interdire le biodiesel « présentant un risque élevé de déforestation » a été incluse dans un budget pour la Norvège, membre de l’AELE, approuvé à Oslo au début du mois. « La position prise par la Norvège contre l’huile de palme aura des conséquences néfastes sur les relations commerciales bilatérales entre la Malaisie et l’Association européenne de libre-échange », a déclaré la ministre.

La dernière série de négociations commerciales de la Malaisie avec l’AELE a eu lieu en mai 2017. « Nous considérons cela comme injuste et injuste, allant à l’encontre du commerce libre et équitable, et ce n’est certainement pas une chose que nous allons prendre à la légère », a souligné Teresa Kok, ajoutant que cela constituerait un obstacle majeur à la conclusion fructueuse des négociations de partenariat.

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