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« La concurrence est un facteur positif tant pour les acteurs du transport aérien, que pour leurs clients.» dixit Frank Legré

le Directeur général Afrique d’Air France, Frank Legré.

A la faveur d’un entretien au magazine des professionnels du voyage, Tour hebdo, le Directeur général Afrique d’Air France, Frank Legré fait le point sur le bilan 2018, les perspectives de la compagnie pour l’année 2019, la concurrence ainsi que l’avenir de l’espace aérien africain.

Appelé à se prononcer sur le bilan 2018 d’Air France en ce qui concerne l’Afrique, Frank Legré a d’emblée indiqué que de grands écarts existent entre les différentes sous-régions. Selon lui, en Afrique de l’Ouest et de l’Est, les résultats de la compagnie sont bons et témoignent du dynamisme de ces marchés.

Quant à l’Afrique centrale et plus globalement l’Afrique pétrolière, la situation reste toujours très impactée par la baisse des prix des hydrocarbures et des matières premières entamée fin 2014.

Dans cette dynamique de résultats, il a précisé « qu’en 2018, la grande nouveauté a été l’ouverture de la ligne Paris-Nairobi, avec trois fréquences hebdomadaires. Ces vols sont exploités en partage de codes avec notre partenaire Kenya Airways ».

Et d’ajouter que « Ainsi, nos clients bénéficient de 10 fréquences hebdomadaires sans escale entre Paris et Nairobi, avec trois vols assurés par Air France et 7 vols assurés par Kenya Airways ».

De plus, a-t-il poursuivi, « dans la continuité de Nairobi, les clients d’Air France ont accès à 27 destinations régionales exploitées en partage de code avec notre partenaire. Un client français peut désormais se rendre très facilement à Zanzibar, Kigali, Lubumbashi ou Maputo via Nairobi avec des correspondances optimisées dans les deux sens ».

A propos des objectifs pour l’année il n’a pas fait de mystère. Selon lui « Face au succès de cette ouverture de ligne Paris Nairobi, dès la fin mars 2019, nous ajouterons deux fréquences hebdomadaires sur Nairobi pour offrir 5 vols Air France par semaine. Par ailleurs, notre objectif premier est de satisfaire et fidéliser notre clientèle sur nos vols Afrique. Grâce à l’arrivée dès le 28 janvier des nouvelles cabines de voyage sur nos Airbus A330, nous proposerons un produit de grande qualité, avec un investissement de 150 millions d’euros dans les cabines de nos 15 A330. C’est une étape majeure qui s’inscrit dans notre stratégie globale de montée en gamme ».

Face à la concurrence et particulièrement avec le cas d’Ethiopian Airlines dont la montée en puissance est bien évidente, Frank Legré se veut plutôt serein. « La concurrence est un facteur positif tant pour les acteurs du transport aérien que pour leurs clients. Nous faisons face à la concurrence partout dans le monde. Il ne nous appartient pas de commenter les stratégies de nos compétiteurs mais plutôt de nous y adapter. Dans ce sens, nous disposons de nombreux atouts, comme la densité de notre programme de vols vers l’Afrique avec de nombreux vols directs quotidiens et des produits de dernière génération, comme en témoigne la mise en service du Boeing 787 sur plusieurs lignes africaines comme Abidjan, Bamako ou Nairobi. Enfin, une gamme tarifaire étendue avec des offres promotionnelles tout au long de l’année, notamment sur les destinations que nous desservons en gros porteurs comme Abidjan, Dakar ou Johannesburg. », a-t-il indiqué.

Quant à l’avenir et de l’ouverture du ciel africain, le Directeur général Afrique d’Air France se veut pragmatique et à cet effet, renvoie la balle aux africains. « C’est aux Africains de décider de leur politique de transport aérien et non aux Européens. Néanmoins, sur des marchés fragmentés et de taille limitée, un open skyintra-africain ne pourra que bénéficier aux plus grandes compagnies de ce continent, ce qui n’est pas nécessairement dans l’intérêt de tous les acteurs du transport aérien ni des voyageurs africains. », a-t-il conclu.

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