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Le FMI appelle les Etats de la Cémac à poursuivre les efforts pour sortir de la zone de turbulences économiques

C’est l’une des recommandations faites, ce 17 décembre 2018, par le Fonds monétaire international (FMI), aux pays de la Cémac, à  la faveur de son Conseil d’administration relatif aux entretiens annuels concernant les politiques communes de ladite zone économique, ainsi qu’aux politiques communes à l’appui des programmes de réforme des pays membres.

Deux principales informations sont à retenir de cette rencontre. La première salue les efforts déployés continuellement par les pays membres de la Cémac et les institutions régionales. Car, ceux-ci, ont contribué à éviter une crise immédiate, mais la situation économique reste difficile dans la région.

Tandis que la seconde est une invite aux pays membres et institutions régionales à tenir intégralement leurs engagements en matière de politique économique et de réforme, afin de rétablir la stabilité extérieure de la région et de réaliser une croissance plus élevée et inclusive.

Car, à moyen terme, soutient le FMI, il reste prévu que la situation économique et financière s’améliore de manière progressive. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires et la gouvernance, ainsi qu’à renforcer le secteur financier, conjuguées à un desserrement du frein exercé par l’ajustement budgétaire et au remboursement des arriérés de l’État, contribueraient à la reprise progressive de la croissance hors pétrole, qui s’établirait à 4 ½ % d’ici 2021.

Le solde budgétaire global (à l’exclusion des dons) serait proche de l’équilibre à compter de 2019, en raison d’une nouvelle réduction du déficit primaire hors pétrole. La dette publique baisserait sensiblement, de près de 50 % du PIB à la fin de 2018 à moins de 44 % du PIB d’ici la fin de 2020.

Une nouvelle baisse du déficit des transactions courantes, à environ 1½ % du PIB en 2018-20 (contre 4 % du PIB en 2017), contribuerait à une accumulation progressive de réserves, la couverture des réserves atteignant près de quatre mois d’importations d’ici 2020.

Ces perspectives reposent sur la mise en œuvre intégrale par les pays membres de la CEMAC et les institutions régionales des engagements qu’ils ont pris, et sont exposées à des risques considérables, parmi lesquels de nouveaux retards dans l’approbation d’accords financiers avec la République du Congo et la Guinée équatoriale, une baisse des prix du pétrole et un durcissement des conditions financières mondiales.

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