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Le baril du pétrole dégringole à 45$

Comme un pied de nez à la COP24 sur le climat, le baril de pétrole dégringole à 46,26$ à New York et 56,26$ à Londres, soit une baisse de plus de 30$ depuis début octobre.

A la fin de l’été, le consensus tablait sur un baril à 100$. Mais à la bourse à chaque fois que c’est  »évident », c’est le contraire qui se passe. Pour tenter d’expliquer cette dégringolade, l’on évoque la surproduction des trois géants que sont les USA, la Russie et l’Arabie Saoudite.

Pourtant, début décembre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), annonçait une réduction d’extraction pétrolière de 1,2 millions barils/jour (b/j), afin de faire remonter les cours. Le top départ de cette initiative était annoncée pour janvier.

Comme une marmotte au début de l’hiver, et avant l’entrée en vigueur des quotas, les producteurs ont profité pour accumuler un maximum de réserves en extrayant des quantités maximales de pétrole.

L’Agence américaine de l’énergie annonce que les USA sont devenus les plus grands producteurs du monde avec 11,7 millions b/j. Même si ces chiffres seront « corrigés » à la baisse dans quelques mois, la tendance est là.

En outre, aux USA, les extractions de pétrole de schiste sont en forte augmentation de +134’000 b/j sur décembre ce qui compense les pertes du Venezuela. Cependant, le prix de vente du pétrole de schiste US est passé sous les 40$ à 39$ le baril.

Déjà qu’à 60$, les pétroliers américains espéraient un timide bénéfice, à 39$, leurs pertes se chiffrent en milliards $. Le soutien inconditionnel des institutions financières internationales reste un mystère.

La Russie a également poussé ses machines à fonds avec 11,4 millions b/j en décembre tandis que l’Arabie Saoudite, tourne à 11. De plus, comme les perspectives économiques de la croissance mondiale sont moins enthousiastes, les traders poussent les prix vers le bas.

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