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La CEA appelle les dirigeants africains à tenir leur engagement en vue de renforcer le secteur agricole

Le message a été passé au Caire en Égypte, le 16 décembre dernier, par Batanai Chikwene (photo), responsable de la gestion des programmes au Centre de la politique commerciale africaine (CAPC) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

S’exprimant à la Foire commerciale intra-africaine (IATF) au Caire en cours, M. Chikwenhe, a indiqué que si le continent veut renforcer la sécurité alimentaire, réduire la pauvreté et stimuler la croissance économique, les dirigeants doivent impérativement honorer leur engagement d’affecter 10% de leurs budgets à l’agriculture.

Il a, par ailleurs soutenu son appel en indiquant que « le continent est sur le point de réaliser de grands progrès dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et qu’il faut davantage de ressources pour soutenir l’agriculture et les petits exploitants agricoles ».

Selon lui, « La ZLECA apportera une aide considérable aux petits exploitants agricoles et aux nouvelles entreprises sur le continent. En plus de leur fournir un accès au marché de 97% et un cadre en vue de faciliter les échanges, il éliminera les obstacles qui entravent leur croissance. Mais, l’accès au financement est important et c’est pourquoi je pense que le temps est venu pour nous de prier instamment nos dirigeants de s’engager de nouveau et de renforcer les capacités des exploitants agricoles pour qu’ils accroissent leur productivité », a-t-il fait savoir.

Dans le cadre de cet accord, M. Chikwene relève que « les exploitants agricoles africains doivent être prêts non seulement à nourrir les populations de leur pays, mais également à l’ensemble du continent et à pénétrer les marchés internationaux ».

Avant d’ajouter que « le secteur privé a également un rôle crucial à jouer dans le financement du secteur et que la petite agriculture africaine est essentielle au succès économique du continent, d’où la nécessité pour les dirigeants de se recentrer sur ce secteur ».

Pour rappel, c’est en 2003 que les dirigeants africains ont convenu à Maputo (Mozambique) de se concentrer à nouveau sur la création de secteurs agricoles plus dynamiques et plus forts sur le plan national. Dans cette Déclaration de Maputo, ils ont également convenu de réinvestir au moins 10% de leur budget national afin de renforcer la sécurité alimentaire, réduire la pauvreté et lancer le développement rural.

« Jusqu’à présent, seuls quelques-uns de nos pays ont tenu leurs promesses. Nos exploitants agricoles ont besoin de soutien pour que la ZLECA fasse la différence énorme à laquelle nous nous attendons qu’elle produise sur le continent », informe M. Chikwene.

Quant à Khalid Ahmed, chef du secteur privé et du financement du commerce à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), il souligne que « Les petits exploitants et les PME sont essentiels au développement global de l’Afrique et doivent être encouragés à se développer. Ils contribuent de manière significative aux économies des pays africains et répondent aux besoins fondamentaux de la population ».

Il fait savoir que l’accès aux fonds est important pour eux, ajoutant que les institutions financières doivent être mandatées pour développer des produits spécifiques destinés à aider les petits exploitants et les PME du continent.

Plus de 50 000 négociateurs, entreprises, industries, investisseurs, pays et fournisseurs renommés participent à L’IATF qui est une plate-forme conçue pour aider les entreprises africaines à pénétrer sur le vaste marché créé par la ZLECA. Dans cet espace, des transactions, des contrats et des opérations d’investissement d’une valeur pouvant aller jusqu’à 25 milliards de dollars doivent être scellés.

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