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Le FMI fait des projections de croissance de 3,1 % en 2019 et 5 % à moyen terme, de l’économie gabonaise

C’est le l’analyse faite par les services du Fonds monétaire international au terme de leur mission de revue au Gabon, le 16 novembre dernier.

Trois principales observations ont été relevées au terme de cette mission dirigée par Boileau Loko. Pour la première, les services du FMI sont parvenus à un accord avec les autorités en ce qui concerne les mesures qui pourraient favoriser l’approbation de la troisième revue par le conseil d’administration. Tandis que la deuxième, fait était d’un progressif redressement de l’économie avec la prise d’importantes mesures depuis l’achèvement de la deuxième revue, pour maintenir le programme en bonne voie.

Quant à la troisième observation c’est l’accord entre le FMI et les autorités gabonaises, sur les mesures et les réformes à entreprendre pour continuer d’assainir les finances publiques tout en soutenant la croissance, préserver la stabilité extérieure et favoriser une croissance inclusive.

La déclaration publiée par le chef de mission, Boileau Loko est davantage édifiante. En distribuant les bons et les mauvais points de l’économie gabonaise, il indique que l’activité économique se redresse : la croissance est estimée à environ 1,2 % en 2018, contre 0,5 % en 2017, bien que la production de pétrole ait été inférieure aux prévisions.

L’inflation est montée à 3,4 % (moyenne sur 12 mois) en septembre 2018, en raison de la hausse des prix de l’alimentation et de la répercussion de l’augmentation des prix internationaux du pétrole. Les résultats budgétaires à fin septembre ont été meilleurs que prévu, les recettes non pétrolières étant supérieures à l’objectif.

La reprise devrait s’affermir en 2019 et les perspectives à moyen terme restent prometteuses, avec une projection de croissance du PIB de 3,1 % en 2019 et 5 % à moyen terme. Parmi les risques entourant les perspectives figurent l’absence de mise en œuvre de la consolidation budgétaire prévue, un ralentissement de la croissance mondiale et un durcissement prononcé des conditions financières mondiales.

Par ailleurs, les services du FMI saluent les efforts que les autorités déploient pour améliorer l’exécution du programme depuis la deuxième revue. La plupart des cibles fixées pour fin septembre 2018 ont été atteints. La majorité des réformes structurelles appuyées par le programme ont été mises en œuvre, bien qu’avec certains retards.

La consolidation budgétaire demeure une priorité du programme

La mission a noté que les autorités sont déterminées à mettre en œuvre toutes les mesures essentielles qui figurent dans la loi de finances rectificative 2018 afin d’atteindre l’objectif de déficit budgétaire à la fin de l’année. La politique budgétaire pour 2019 vise à continuer d’accroître les recettes non pétrolières, à maîtriser la masse salariale et à améliorer la composition des dépenses publiques afin de créer un espace pour les dépenses sociales et les dépenses d’investissement qui sont prioritaires.

La mission a aussi observé une amélioration de l’exécution du budget, un alignement des engagements de dépenses et des plans de trésorerie, ainsi que la mise en œuvre du compte unique du Trésor renforceront la transparence, la gestion de la trésorerie et le suivi du budget.

Toutefois, a souligné Boileau Loko, il est nécessaire aussi de continuer à améliorer la gestion de la dette et la gestion de trésorerie afin d’éviter l’accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs.

Dans ce cadre, la mission a mis en évidence les risques budgétaires que représentent les entités publiques. En dépit de certains progrès, la situation financière de plusieurs entités et entreprises publiques reste précaire, et faute d’une amélioration, pourrait représenter des passifs conditionnels considérables pour l’État. Les autorités ont réitéré leur détermination à renforcer le contrôle des dépenses des comptes spéciaux.

La mission a aussi indiqué qu’il était nécessaire d’accélérer la liquidation des trois banques en difficulté et de s’attaquer promptement au niveau excessif des prêts improductifs afin de renforcer le secteur bancaire et d’encourager le crédit au secteur privé. Il est crucial aussi de continuer d’améliorer le climat des affaires.

En fin de compte, la mission a noté avec satisfaction que les autorités sont déterminées à agir de manière à préserver la stabilité monétaire de la région. Il s’agit notamment de poursuivre l’assainissement des finances publiques et de prendre des mesures tangibles pour renforcer le respect de la réglementation des changes, notamment en ce qui concerne le rapatriement des recettes d’exportations, qui constitue une mesure cruciale pour reconstituer les réserves de change de la BEAC.

Toutes des observations qui seront soumises au Conseil d’administration du FMI pour examen en vue de la troisième revue en décembre 2018

Au cours de ce séjour en terre gabonaise, la mission a rencontré le directeur de cabinet du président, Brice Laccruche, le ministre de l’Économie, Jean-Marie Ogandaga, le ministre d’État et ministre du Budget, Jean-Fidèle Otandault, le ministre d’État et ministre de l’Éducation nationale, Francis Nkea Nzigue, le ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, Pascal Houagni Ambouroue, le directeur national de la BEAC et d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que les représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires internationaux au développement. Une conférence de presse s’est déroulée à la fin de la mission.

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