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« La ZLECA peut propulser l’Afrique vers un développement accru », selon Okechukwu E. Enelamah

Prenant la parole lors du Forum sur le commerce en Afrique 2018 à Lagos, le 3 novembre 2018, Enelamah a indiqué que la ZLECA et l’Agenda 2063 fournissent un cadre juridique et politique permettant de relever les défis qui se présentent à l’Union africaine et de saisir ses opportunités.

L’Accord de libre-échange continental africain (ZLECA) offre un potentiel considérable pour amener l’Afrique à des sommets de développement vertigineux sur la plate-forme de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement du Nigéria, Okechukwu E. Enelamah.

« Mais il faut aller vite maintenant. Cette fois, il faut que ce soit différent », a-t-il dit aux délégués des quatre coins du continent et au-delà, participant au Forum de deux jours qui a pour thème, « Ratification et mise en œuvre de la ZLECA : Un second souffle pour les économies africaines ».

« Nos pays, individuellement, et notre Union africaine, collectivement, sont confrontés à un ensemble de problèmes qui s’aggravent. Ceux-ci incluent les pressions démographiques, un taux de croissance démographique qui a dépassé les taux de croissance du PIB, le chômage, l’insécurité alimentaire et l’impatience justifiée d’une population africaine jeune, exigeant une vie meilleure ».

Le Ministre déclare que des progrès ont été réalisés en Afrique « mais que nous devons agir beaucoup plus rapidement, avec davantage de détermination, avec une meilleure coordination et une plus grande discipline afin de tirer parti des énormes possibilités ».

Il dit que le rythme des changements et des transformations de l’économie mondiale, hormis l’Afrique, s’est accéléré et que le continent ne peut pas se permettre de rester à l’arrêt ou de procéder à un rythme lent.

« Maintenant que l’Afrique s’est réveillée, nous devons passer à la vitesse supérieure et accélérer. Nous devons être plus professionnels », dit M. Enelamah. Avant d’ajouter que : « L’Agenda 2063, que nos dirigeants ont approuvé à l’UA en 2015 et l’Accord de mars 2018 établissant la Zone de libre-échange continentale africaine, fournissent tous les deux un cadre juridique et politique permettant de relever les défis qui se présentent à l’Union africaine et de saisir ses opportunités. Mais, il est important maintenant d’aller vite. Cette fois-ci, cela doit être différent ».

Selon le membre du gouvernement, même si le Nigéria n’a pas encore signer la ZLECA, le pays suit tout de même de près, l’évolution de la situation à ce sujet. « Nous avons nos yeux non seulement rivés sur l’opportunité, mais sur le tableau à long terme. Nous sommes vraiment dans un contexte technique », a-t-il dit, en informant les délégués des consultations internes dans lesquelles le pays s’est engagé dans le cadre de la ZLECA.

« L’idée d’un marché commun africain, que nous appelons maintenant Zone de libre-échange continentale africaine, existe depuis les années 60. Le Nigéria a défendu le concept et l’architecture du marché commun africain à partir des années 1960 », a-t-il ajouté. « Ce qui est différent cette fois-ci, c’est que nous devons joindre l’action à la parole. Collectivement et individuellement, nous devons avoir un plan pour mettre en œuvre la ZLECA – tout accord que nous signons. L’Afrique doit se prendre au sérieux pour qu’on la prenne au sérieux. Cette fois-ci doit être différente » !

Pour rappel, le Forum sur le commerce en Afrique 2018 compte 12 sessions couvrant de manière générale la ZLECA, allant de présentations sur sa modélisation à l’analyse sectorielle, aux options de financement, aux opportunités de l’économie numérique, à la description des aspects techniques de la préparation des offres de biens et services et aux stratégies de mise en œuvre.

Les discussions portent également sur la prochaine étape des négociations, couvrant les investissements, la propriété intellectuelle et la concurrence, dans le but d’approfondir la portée, d’élargir les capacités, de dissiper les mythes et la fiction, d’approfondir le consensus et d’accélérer le dur travail d’intégration du vocabulaire technique de la politique commerciale dans les plans de développement traditionnels.

Le Ministre Enelamah indique que les participants doivent penser à la mise en œuvre de la ZLECA ; penser aux acteurs ; établir un consensus et, faire passer l’Afrique au 21ème siècle, dans le cadre de l’Agenda 2063 et de l’Accord de 2018 établissant la Zone de libre-échange continentale africaine.

Le Forum sur le commerce en Afrique de cette année a été co-organisé par le Nigéria, la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique pour l’Afrique et la Fondation Rockefeller.

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