Accueil INTEGRATION La CEA envisage des solutions pragmatiques à l’intégration régionale

La CEA envisage des solutions pragmatiques à l’intégration régionale

A la faveur de la Conférence économique africaine 2018, qui se déroulera du 3 au 5 décembre 2018, à Kigali au Rwanda, les experts en intégration régionale et du secteur privé présenteront des solutions pratiques à l’intégration régionale.

Cette rencontre placée sous le thème : ‘’Intégration régionale et continentale pour le développement de l’Afrique’’, sera accueillie par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle constitue le principal forum de discussions sur les questions brulantes de l’actualité africaine. C’est à ce titre que les attentes portées sur ce rendez-vous sont grandes, estiment les partenaires, que sont la Banque africaine de développement, le PNUD et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA).

De manière précise, l’on indique que les experts adopteront une approche pragmatique, et proposeront des solutions pratiques, en particulier pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, durant les travaux.

En même temps, « des représentants clé du secteur privé partageront leurs expériences sur leurs activités dans le continent, » a déclaré Moono Mupotola (photo), directrice du département de l’intégration du Groupe de la Banque africaine de développement.

Selon Moono Mupotola, cette rencontre revêt donc un caractère particulier. Car, souligne-t-elle, « En dépit des progrès réalisés, et des engagements politiques des dirigeants africains, la voie vers l’intégration continentale demeure lente. Avec comme principaux défis à relever : la volonté politique et l’absence de ressources et de capacités techniques, susceptibles de faciliter la mise en œuvre des engagements pris ».

Malgré cette situation, Mme Mupotola a toutefois fait observer que d’importants jalons ont été posés récemment. Elle a ainsi mis en exergue le lancement du passeport commun africain en juillet 2016, et l’engagement de 44 pays africains à lancer l’AfCFTA.

Il est par ailleurs à noter que la conférence de cette année sera axée sur les initiatives visant à accélérer les progrès en matière d’intégration d’infrastructures, la suppression des obstacles à la circulation transfrontalière des biens et des services fournis aux personnes. Les experts échangeront également sur les meilleures pratiques et leurs enseignements, pour une harmonisation optimale des politiques et des institutions dans le contexte de la nouvelle zone de libre-échange continentale de l’Afrique.

L’Agenda 2063 de l’Afrique et l’Agenda mondial 2030 constitueront également des cadres importants pour les délibérations de la conférence.

Tous des initiatives qui s’inscrivent dans le canevas de la nouvelle politique de la Banque africaine de développement. Laquelle devrait permettre « aux projets régionaux d’allouer 10% de leur budget total aux interventions en faveur d’infrastructures immatérielles, constituait une autre étape importante », a relèvé Moono Mupotola.

Elle a par ailleurs indiqué que « la BAD est également en train de mettre au point une boîte à outils pour la facilitation du commerce et des transports, qui devrait aider les responsables de projets du secteur des transports à inclure des composantes ‘’souples’’ dans la conception de leurs projets ».

Avant de conclure « qu’il est nécessaire d’intensifier les activités dans le domaine des infrastructures immatérielles pour faciliter l’intégration dans des domaines tels que l’harmonisation des politiques et des réglementations, la suppression des obstacles non tarifaires, l’amélioration de la logistique entre les pays et d’autres facteurs affectant la compétitivité de l’Afrique ».

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