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Gabon : Le projet de loi de Finances 2019 estimé à 2 806,9 milliards de FCFA

C’est l’une des grandes décisions du Conseil des ministres, tenu ce 15 octobre 2018, sous la présidence du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

En baisse de de 3,8 % par rapport à la loi de Finances rectificative 2018, les prévisions du cadrage macroéconomique et budgétaire présentées par le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault (photo), affichent des opérations budgétaires et de trésorerie équilibrées en ressources et en charges à 2 806,9 milliards de FCFA, contre 2 918, 5 milliards de FCFA dans la LFR 2018.

Cette contraction qui représente un montant de 111,7 milliards de FCFA est imputable au recul des ressources de financement (-219,8 milliards de FCFA) en dépit d’une hausse des recettes budgétaires (108,1 milliards de FCFA).

Dans cette répartition, les recettes du budget de l’Etat s’établiraient à 2 150,3 milliards de FCFA, soit une augmentation de 108,1 milliards de FCFA, par apport à la LFR 2018, grâce aux effets attendus des nouvelles mesures de mobilisation des recettes fiscales et douanières.

Quant aux ressources de financements et de trésorerie, elles se situeraient à 656,6 milliards de FCFA, laissant apparaître un solde déficitaire des opérations de trésorerie et de financement de 68,1 milliards de FCFA.

Les dépenses budgétaires se chiffreraient à 2082,2 milliards de FCFA, contre 1969,1 milliards de FCFA dans la LFR 2018, soit une hausse de 113,1 milliards de FCFA, essentiellement due aux efforts d’investissement et à la prise en compte de la part patronale de l’Etat employeur.

S’agissant des charges de trésorerie et de financement, elles sont évaluées à 724, 7 milliards de FCFA contre 949,8 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, soit une diminution de 224,8 milliards de FCFA.

Les dépenses de fonctionnement y compris celles affichées dans les comptes d’affectation spéciale, se chiffreraient à 1 293,7 milliards de FCFA contre 1284,8 milliards de FCFA. Elles augmenteraient ainsi de 8,9 milliards de FCFA du fait d’une meilleure maitrise des dépenses supportées par les recettes affectées.

Les dépenses de personnel, initialement évaluées à 640,9 milliards de FCFA, augmenteraient de 5% environ pour se chiffrer à 672,8 milliards de FCFA. Cette hausse s’explique essentiellement par le retard pris dans la mise en œuvre de certaines mesures relatives à la baisse de la masse salariale qui ont été prises en 2018.

Les dépenses de biens et services, les dépenses de transferts et les autres dépenses, sont toutes en baisse, respectivement de 21,8 milliards de FCFA, de 20,3 milliards de FCFA et de 19,6 milliards de FCFA.

Quant aux dépenses d’investissement, elles, s’établiraient à 423,9 milliards de FCFA contre 352,9 milliards de FCFA dans la LFR 2018. L’ensemble de ces ressources serait principalement orienté vers la relance des chantiers à l’arrêt, l’amélioration du système éducatif, de l’offre de santé ainsi que la lutte contre la précarité et les inégalités.

Il convient de retenir qu’en ce qui concerne le projet de Loi de Finances exercice 2019, il s’inscrit dans la poursuite du Plan triennal de Relance de l’Economie (PRE) et la mise en œuvre des mesures d’assainissement des finances publiques.

En outre, les objectifs poursuivis par la politique budgétaire en 2019 du gouvernement s’articulent autour de quatre axes : l’optimisation des recettes, l’allègement du train de vie de l’Etat, la restructuration de la dette intérieure et la réduction des dépenses de personnel.

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