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Jean-Marie Ogandaga reconnait que « la situation des pays de la Cémac est certes difficile mais pas désespéré »

C’était à la faveur de la réunion entre les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et les ministres des Finances et de l’Economie de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale ( Cémac), tenue le vendredi 12 octobre 2018 à Bali, en Indonésie.

Exposant la situation de la Cémac au cours de cette rencontre, le Directeur du département Afrique, Abebe Aemro Selassie a été on ne peut plus clairs dans ses propos : «L’état de mise en œuvre de la stratégie du FMI dans la région Afrique Centrale a donné des résultats contrastés. Les réserves de change régionales sont inférieures aux objectifs fixés».

En exprimant ainsi ses inquiétudes, le responsable Afrique du FMI n’a pas manqué d’attirer l’attention des ministres, du président de la Commission de la Cémac, le Pr Daniel Ona Ondo, et celle du gouverneur de la BEAC sur cette situation.

Poursuivant son exposé, Abebe Aemro Selassie a indiqué que : «Les performances budgétaires ont été inégales selon les pays. Aussi, des mesures correctrices doivent être mises en œuvre dans délais». De fait, il a insisté sur les motifs de préoccupation que sont la gouvernance et la transparence, notamment dans le secteur pétrolier.

De même qu’il a encouragé les pays qui ne sont toujours pas en programme avec sa chapelle, à le faire pour améliorer la situation d’ensemble. Il a conclu ce tableau descriptif en affirmant que : « La situation de la Cémac demeure préoccupante et nécessite des actions fortes de la part des autorités car il serait difficile de continuer la revue des programmes en cours avec le FMI sans une amélioration palpable ».

En réponse, le président du Conseil des ministres de l’Union monétaire d’Afrique centrale (UMAC), le ministre gabonais de l’Économie, Jean-Marie Ogandaga (au centre), a dit prendre toute la mesure de la situation.

Pour lui : «Votre message est clair et nous renvoie à nos responsabilités. Nous comprenons que la situation est difficile mais pas désespéré». Aussi, il a soutenu que les réserves de change de la zone ont connu une certaine amélioration par rapport à leur niveau antérieur, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire en la matière.

Évoquant les pistes de sortie, le ministre a notamment insisté sur le problème de rapatriement des recettes des multinationales installées dans la Cémac qui grugent quelque peu les efforts entrepris. De même, il a reconnu la mobilisation des recettes fiscales demeure un chantier que les pays ont décidé de prendre à bras le corps.

Enfin, il a souhaité que les appuis budgétaires des bailleurs de fonds, FMI et Banque Mondiale, aux États arrivent à temps, pour éviter que ceux-ci ne se tournent vers des tiers pour se financer avec les effets induits sur l’endettement croissant. Il a conclu : «La Cémac va continuer à faire des efforts de résilience car c’est ce que nos États souhaitent».

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