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La COREP valide les projets des registres nationaux et régionaux des navires de pêche industrielle

Un atelier régional tenu à Brazzaville, vient de se pencher sur l’examen et la validation des documents juridiques visant un meilleur contrôle, une meilleure surveillance des pêches et la lutte efficace contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

L’atelier ouvert par le ministre d’Etat, de l’Agriculture, l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, a réuni les directeurs généraux et directeurs des pêches des pays membres de la Commission régionale des pêches du Golfe de Guinée (COREP) et des experts des institutions connexes.

La réunion, a précisé Emile Essema, secrétaire exécutif de la COREP, visait à « examiner et valider les projets de registres nationaux et d’un registre régional des navires de pêche industrielle qui sont l’un des instruments indispensables à la mise en œuvre des systèmes de suivi, contrôle et surveillance des pêches et de la lutte efficace contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ».

En claire, il s’agissait de la préservation des ressources halieutiques des pays concernés. Selon la COREP, ces ressources font l’objet d’une surexploitation par les flottilles tant nationales qu’étrangères, avec pour conséquences, une diminution aussi bien de la productivité que des profits tirés de l’exploitation desdites ressources.

Ce phénomène « en pleine recrudescence » menace la durabilité des ressources halieutiques partout dans le monde et particulièrement dans les eaux maritimes régionales, a pour sa part soutenu Henri Djombo.

« On constate que dans nos pays, certains navires de pêche opèrent en toute liberté alors qu’ils ne sont pas enregistrés dans nos administrations, nos registres et ne portent aucun pavillon. D’autres détiennent des licences de pêche prétendument délivrées par un pays voisin, alors qu’ils ne sont pas répertoriés sur la liste des navires officiellement reconnus », a fait remarquer le ministre d’Etat.

Pour lui, il est temps de mettre fin aux activités des navires qui violent sans cesse les réglementations de pêches, contenues dans le code de conduite pour pêche responsable et adoptées par tous les Etats membres de la FAO.

L’atelier de Brazzaville s’est tenu avec le soutien technique et financier de la Conférence ministérielle pour la coopération halieutique entre les Etats africains riverains de l’Océan atlantique (COMHAFAT). Reconnue comme cadre de partage de connaissances et d’expériences entre les experts et les gestionnaires du secteur de la pêche, la réunion doit permettre de finaliser les projets de registres avant de solliciter l’approbation des différentes autorités nationales compétentes des pays membres et des organes de la COREP.

Elle devra, à en croire la COREP, prendre en compte les questions transversales telles que la formation des inspecteurs des pêches et des observateurs à bord, l’adhésion aux instruments internationaux et régionaux pertinents pour la pêche, l’adaptation de nos textes juridiques et réglementaire.

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