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Les dépenses budgétaires du Gabon se sont établies à 929,0 milliards de FCFA à la fin du mois de juin 2018

Au cours du premier semestre 2018, les dépenses budgétaires cumulées ont enregistré un accroissement de 4,3% pour s’établir à 929,0 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 50,3% des prévisions.

Hors paiement des intérêts de la dette publique (dépenses primaires), elles ont augmenté de 3,8% à 813,6 milliards de FCFA. Les dépenses primaires sont constituées des dépenses de fonctionnement, des dépenses d’investissement et des autres dépenses n’intégrant pas le paiement des intérêts de la dette publique.

Les dépenses de fonctionnement
Budgétisées à 1 256,8 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, les dépenses de fonctionnement ont été exécutées à hauteur de 590,3 milliards de FCFA à fin juin 2018, soit un taux de réalisation de 47,0%. Comparativement au premier semestre de l’année précédente, elles ont baissé de 1,1% suite à la maîtrise des dépenses de personnel et au repli des transferts et subventions nonobstant le renforcement des dépenses en biens et services.

Les dépenses de personnel ont été exécutées à hauteur de 366,0 milliards de FCFA, soit un taux d’accomplissement de 52,0% de la dotation de la loi de finances rectificative. Comparativement aux six premiers mois de l’année 2017, elles ont augmenté de 0,2% du fait de l’accroissement de la rémunération des agents de la main d’oeuvre non permanente (+5,3 milliards de FCFA) et de la solde permanente (+1,3milliard de FCFA), nonobstant la diminution des autres dépenses de personnel (-6,1 milliards de FCFA).

Sur une dotation de 306,4 milliards de FCFA, les dépenses en biens et services se sont établies à 102,4 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 33,4%. Elles se sont renforcées de 22,2% comparativement à 2017. Cette évolution résulte d’une part de l’accroissement des dépenses liées aux autres biens et services (+25,1%) et, d’autre part, de l’augmentation des dépenses liées à l’utilisation du téléphone (+9,1%).

Les dépenses réalisées au titre des transferts et interventions ont été exécutées à hauteur de 121,9 milliards de FCFA, soit 49,5% des prévisions. Elles ont enregistré une diminution de 17,5% en raison de la baisse du soutien des prix des carburants (-43,2%), de la diminution de la somme affectée au fonds de sécurité et de souveraineté (-1,8%) et de l’absence des subventions nonobstant le renforcement des autres transferts et intervention (+41,5%).

Les dépenses d’investissement
Du fait de la diminution de la mobilisation des financements sur les ressources extérieures, les dépenses d’investissement exécutées ont enregistré un fléchissement de 1,2% au terme des six premiers mois de l’année pour s’établir à 57,6 milliards de FCFA. Elles inscrivent un faible niveau d’exécution, soit 20,3% du plafond autorisé par le parlement dans la loi de finances rectificative 2018. Ce niveau d’exécution est de 23,0% sur les ressources propres et 20,2% sur les financements extérieurs.

Les autres dépenses
Les autres dépenses se sont établies à 165,8 milliards de FCFA au premier semestre de l’année. Elles se sont renforcées de 28,9% comparativement au niveau qu’elles avaient atteint à la même période une année plus tôt suite à la hausse du solde « prêts nets y compris prise de participations » et à l’accroissement des dépenses des comptes spéciaux, nonobstant la diminution des dépenses relatives aussi bien à l’entretien du réseau routier, à la CNAMGS et au FNDS.

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