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Selon le FMI, « La croissance de la RCA devrait atteindre 4,3% en 2018 »

Le constat a été fait par les services du Fonds monétaire international (FMI) au terme d’une mission dans le pays du 7 au 14 septembre 2018.

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Norbert Toé, vient de séjourner à Bangui pour examiner l’évolution récente de l’économie et la mise en œuvre du programme.

En effet, le FMI soutient le programme économique et financier de la République Centrafricaine à travers la Facilité élargie du crédit (FEC), adoptée depuis 2016. Le 2 juillet 2018, le Conseil d’administration du FMI a approuvé la quatrième revue de l’accord FEC, ce qui a porté le total des décaissements au titre de l’accord à 88 millions de DTS (environ 123,7 millions de dollars).

Les entretiens ont porté sur le projet de Loi de finances 2019, les réformes structurelles y compris la révision de la structure des prix des produits pétroliers et la stratégie du gouvernement pour améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance.

À l’issue de la mission, M. Toé a publié la déclaration ci-après : « La reprise économique se poursuit : la croissance est maintenue à 4,3 % en 2018 et devrait s’accélérer à moyen terme. Les projections de croissance reposent sur le rétablissement de la paix, la restauration de services publics sur l’ensemble du pays et la mise en œuvre résolue des réformes. Une croissance vigoureuse et soutenue est nécessaire pour créer des emplois et faire reculer la pauvreté ».

En outre, « Sur la base des données provisoires et des informations collectées pendant la mission, le programme économique demeure sur les rails. Les indicateurs quantitatifs de suivi qui ont été convenus avec les autorités pour fin juin 2018 ont été atteints, mais les dépenses sociales ont été inférieures aux objectifs. Les réformes structurelles progressent, bien qu’avec retard. L’équipe des services du FMI a souligné qu’il est nécessaire d’accroître les dépenses sociales à fort impact sur la population afin de réduire la pauvreté ».

Par ailleurs, « L’équipe des services du FMI et les autorités ont examiné les grandes orientations du projet de Loi de finances 2019, en mettant l’accent sur accélération de la mobilisation des recettes intérieures, la consolidation du Compte unique du Trésor, le renforcement de la gestion des finances publiques et l’accroissement des dépenses sociales. Compte tenu de l’impact d’une hausse des prix internationaux du pétrole sur les finances publiques, l’équipe des services du FMI a souligné l’importance de rationaliser la structure complexe des prix des produits pétroliers. Le renforcement du recouvrement des recettes publiques reste une priorité, notamment en s’attaquant énergiquement à la fraude ».

Enfin, « L’équipe des services du FMI et les autorités ont convenu de la nécessité d’accélérer le renforcement de la gouvernance et de la transparence et de poursuivre des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires.

Pour cette mission, l’équipe des services du FMI a rencontré le président de la République, Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, Meckassoua, le ministre des Finances, M. Dondra, le ministre de l’Économie, M. Moloua, le Directeur national de la BEAC, M. Chaibou, de hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers.

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