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La BEAC prévoit une reprise économique en zone Cémac

D’après ses prévisions de mai/juin 2018, la BEAC indique la sous-région observerait une reprise de l’activité économique avec un taux de croissance de 2,5 % en 2018, après une croissance nulle en 2017 et – 0,2 % en 2016.

Ceci est en lien principalement avec le rebond des activités dans le secteur pétrolier et la reprise des activités dans le secteur non pétrolier. Lequel secteur enregistrerait une croissance de + 6,1 % en 2018 (après une prévision initiale de + 0,7 %), contre – 2,2 % en 2017. Quant au secteur non pétrolier, il connaîtrait une croissance moindre à + 1,8 % en 2018, comparée à + 2,1 % initialement attendue, après + 0,5 % en 2017.

En terme de contribution, l’apport du secteur pétrolier serait de + 1,0 point en 2018 (au lieu de – 0,7 point initialement attendu), contre – 0,4 point en 2017, et celui du secteur non pétrolier passerait à + 1,5 point en 2018 (après une prévision de + 1,3 point initialement attendue), contre 0,4 point un an plus tôt.

S’agissant de l’activité économique des pays de la Cémac, elle s’est déroulée dans un contexte caractérisé, au plan international par le renforcement de la reprise de l’activité économique mondiale et une légère montée des cours des principaux produits de base exportés par les pays de la Cémac , et au plan interne, par une hausse de la production pétrolière et un repli continu des investissements publics, ces résultats ont été révisés par les services de la banque .

Pour l’année 2018, les prévisions de croissance ont été révisées à la hausse à + 2,5 % (+ 6,1 % pour le secteur pétrolier et + 1,8 % pour le secteur non pétrolier), contre une prévision initiale de +1,9 % (+ 0,7 % pour le secteur pétrolier et +2,1 % pour le secteur non pétrolier).

Sur le front des prix, ils remonteraient à 1,6 % en moyenne annuelle, tandis que le solde budgétaire, base engagements, dons compris, deviendrait excédentaire à + 0,5 % du PIB, et celui du compte courant se creuserait à – 4,3 % du PIB.

Concernant la masse monétaire, elle devrait progresser de 7,1 %, et le taux de couverture extérieure de la monnaie s’établirait à 60,7 %. Des risques pèsent néanmoins sur ces évolutions, à savoir : un dérapage éventuel dans l’exécution des programmes avec le FMI, qui impacterait négativement les décaissements des appuis budgétaires, une chute brutale et imprévue des prix du baril pétrole, qui exercerait une pression supplémentaire sur les soldes budgétaires et extérieurs et sur le secteur financier, la résurgence des tensions de trésorerie dans le système bancaire sous-régional, et un resserrement plus rapide que prévu de la politique monétaire de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis.

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